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[Opinion] Environnement

Trois ans après la mort de Rémi Fraisse, où en est la démocratie environnementale ?

Publié le 12/12/2017 • Par Auteur associé • dans : France, Opinions

Face à face entre opposants au barrage de Sivens et forces de l'ordre le 1er septembre 2014.
Face à face entre opposants au barrage de Sivens et forces de l'ordre le 1er septembre 2014. FLORINE GALEORN - AFP
Il y a trois ans, Rémi Fraisse, un jeune bénévole de Nature Midi-Pyrénées, mourait en défendant la zone humide du Testet contre le projet destructeur du barrage de Sivens. En cette période de commémoration, la fédération France Nature environnement souhaite lui rendre hommage.
Michel DUBROMEL

Michel DUBROMEL

président de France nature environnement

Il y a trois ans, Rémi Fraisse, un jeune bénévole de Nature Midi-Pyrénées, mourait en défendant la zone humide du Testet contre le projet destructeur du barrage de Sivens. En cette période de commémoration, la fédération France Nature environnement souhaite lui rendre hommage. Et réclame que tout soit fait pour éviter qu’un tel drame ne se reproduise, grâce à une pratique de démocratie environnementale digne de ce nom.

Qu’un citoyen meure en défendant pacifiquement une cause est inadmissible. Au-delà des grandes postures sur les zadistes et l’autorité de l’Etat, le gouvernement doit mettre en œuvre des solutions pour qu’à Notre-Dame-des-Landes ou encore à Bure, sur le site d’enfouissement des déchets nucléaires, la situation ne s’envenime pas.

« Sivens », l’illustration d’un échec total

Au-delà du drame humain, « Sivens » est l’illustration de l’échec total d’un processus légal respecté en façade mais en réalité vidé de toute substance : procédures bâclées, absence d’étude des alternatives, soupçons de conflits d’intérêts, démission de l’Etat et des responsables politiques, recours juridiques jugés trop tard et donc inefficaces.
Peu de chose malheureusement. Malgré l’engagement en faveur d’un « choc de démocratie » du président François Hollande à la suite de ce drame, on constate un large fossé entre les discours et la réalité dans les territoires. Sur le terrain, les citoyens ont de moins en moins accès à l’information environnementale, tandis qu’on ne fait que complexifier les textes en haut lieu au détriment de tout réel progrès, de stabilité juridique, et donc de démocratie.
Pire, le projet de loi « pour un Etat au service d’une société de confiance » entame son parcours législatif. Nous espérons qu’il ne sera pas l’occasion de régressions du point de vue environnemental.

Considérer l’avis des citoyens

Nous souhaitons qu’un chantier soit lancé afin de faire réellement progresser en France l’accès des citoyens à l’information et à la justice, la considération de leur avis et le soutien aux associations… Autant de sujets fondamentaux pour une démocratie qui fonctionne. Les décisions affectant l’environnement et l’avenir de nos territoires ne peuvent plus être arrêtées sans concertation avec les citoyens et les organisations représentatives de la société civile qui agissent sur le terrain. Ignorer la prise de conscience croissante sur l’impact des pollutions, le changement climatique, l’impasse des projets à courte vue et vouloir passer en force, c’est courir le risque de créer des conflits dramatiques.
Nous sommes à une période charnière pour la transition écologique. Elle se fera dans et par les territoires. Une concertation digne de ce nom est le meilleur moyen de faire en sorte que, quelles que soient les divergences, des projets acceptables pour tous et porteurs d’avenir voient le jour. Nous demandons donc à l’ensemble du gouvernement de ne pas reproduire les erreurs tragiques du passé, et au président Emmanuel Macron de mettre en œuvre ses engagements avec méthode.

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