logo
Adresse de l'article https://www.lagazettedescommunes.com/538867/plan-pauvrete-les-enfants-surtout-les-enfants-mais-pas-que-les-enfants/

SOCIAL
Plan pauvreté : les enfants, surtout les enfants, mais pas que les enfants
Isabelle Raynaud | Actu expert santé social | France | Publié le 05/12/2017

La ministre des Solidarité et le nouveau délégué interministériel à la prévention et à la lutte contre la pauvreté des enfants et des jeunes ont officiellement lancé, le 4 décembre, la concertation sur la stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté des enfants et des jeunes.

noblecourt-buzynAgnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, et Olivier Noblecourt, délégué interministériel à la prévention et à la lutte contre la pauvreté des enfants et des jeunes, ont présenté, le 4 décembre 2017, le calendrier de la concertation qui doit aboutir, en avril 2018, à une stratégie officielle de lutte contre la pauvreté. Ce plan avait été annoncé par Emmanuel Macron le 17 octobre.

« Nous entrons par l’angle de la lutte contre la pauvreté des enfants et des jeunes mais le but est de couvrir l’ensemble des publics », a tenu à préciser en introduction Agnès Buzyn en lançant la concertation. Après les annonces du 17 octobre par le président de la République, les critiques avaient été nombreuses. Lutter contre la pauvreté des enfants, sans prendre en compte la totalité de la famille, était jugé par certaines associations comme une avancée insuffisante.

L’angle de l’enfance a, selon elle, toute sa validité car la pauvreté en France se caractérise par un taux qui stagne depuis cinq ans mais qui croît pour les plus jeunes. « Les enfants pauvres d’aujourd’hui sont aussi les pauvres de demain. Il existe une sorte de déterminisme social, il faut donc une politique spécifique », a souligné la ministre.

Accent sur les territoires

Mais pourquoi lancer une nouvelle concertation alors que le constat sur la pauvreté a été fait dans de nombreux rapports et qu’il est déjà connu des acteurs ? « Le précédent plan pluriannuel a permis des avancées considérables, a affirmé Olivier Noblecourt qui voit dans cette nouvelle étapes deux évolutions fortes.
« La priorité à la petite enfance, l’enfance et la jeunesse est pour la première fois revendiquée » a-t-il ainsi insisté avant de souligner qu’il existe aujourd’hui « un niveau d’ambition que l’on n’a pas connu depuis des années en France ».

« L’enjeu est d’élaborer une stratégie de mobilisation de l’ensemble des acteurs, de les impliquer dès la conception de cette stratégie pour en faire les dépositaires », poursuit le délégué interministériel. Et l’accent est effectivement mis sur les territoires : un des six groupes de travail, intitulé « Piloter la lutte contre la pauvreté à partir des territoires » est coprésidé par Mathieu Klein, président du conseil départemental de Meurthe-et-Moselle et Joëlle Martinaux, présidente de l’Union nationale des centres communaux de l’action sociale (Unccas).
Dix visites en régions sont également prévues d’ici à mi-mars.

POUR ALLER PLUS LOIN