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CENTRES-VILLES
Le plan en faveur des villes moyennes devrait se déployer en 2018
Sophie Le Renard | France | Publié le 01/12/2017 | Mis à jour le 04/12/2017

Jacques Mézard était à Beauvais le 30 novembre dernier pour évoquer le futur plan national en faveur des villes moyennes. Aucune annonce concrète mais des pistes qui s'affinent pour une mise en œuvre dans les prochains mois.

Montpellier, préfecture de l'Hérault

Montpellier, préfecture de l’Hérault

« L’Etat veut donner un signal fort aux villes moyennes et leur dire qu’elles ne sont pas seules. Le dernier plan en leur faveur date de 1974. » Par ces quelques mots, Jacques Mézard, Ministre de la cohésion des territoires, venu le 30 novembre 2017 à Beauvais a voulu montrer le travail gouvernemental en cours autour du plan national en faveur des villes moyennes.

 Pourtant attendu par les maires sur un calendrier, un budget, des actions précises ou encore le nombre de villes concernées, l’ancien sénateur du Cantal a botté en touche. Il a toutefois avancé quelques éléments qui brossent à grand trait le portrait de ce plan.

12 à 15 villes concernées en 2018 espèrent les acteurs

Etalé sur 5 ans, il devrait être annoncé avant la fin du mois de décembre pour « une mise en œuvre rapide » en 2018. L’action du gouvernement cherche à impulser une politique volontariste pour redynamiser  les centres-villes autour du logement et des commerces. « Pour cela, il faut concentrer les moyens pour une réalisation rapide. Les villes doivent se tenir prêtes » a expliqué le ministre.

Ce dernier ne s’est toutefois pas engagé sur un nombre précis de collectivités éligibles à ce plan. « Notre ambition pour 2018 est de pouvoir commencer des actions autour du logement pour douze à quinze villes » a estimé pour sa part Jacques Chanut, le Président d’Action logement qui investit 1,5 milliard d’euros par an pour revitaliser l’habitat des cœurs de villes.

« C’est une première pour Action logement. Dans le cadre de la lutte contre la fracture territoriale, nous voulons engager des réhabilitations lourdes de copropriétés dégradées en centre-ville.  Les salariés doivent pouvoir trouver des logements de qualité, aux normes actuelles et surtout l’habitat ne doit pas être un frein à leur mobilité » a continué ce spécialiste.

Simplifier les dispositifs

De son côté, l’agence nationale de l’habitat (ANAH) a annoncé un investissement de 1,2 milliard d’euros en particulier pour mettre fin aux  passoires thermiques de l’habitat dégradé des centres anciens. « Nous allons aussi financer une aide spécifique aux collectivités pour qu’elles puissent recruter des chargés de mission en ingénierie pour piloter ces projets » a précisé Blanche Guillemot, Directrice général de l’ANAH.
Si l’heure est encore à la concertation et les dispositions fiscales loin d’être arbitrées, le ministre a affiché une volonté de simplification pour les acteurs des villes. Au menu : la probable suppression de l’obtention préalable d’une autorisation administrative délivrée par la commission départementale d’aménagement commercial pour une surface de plus de 1 000m2.

Un moratoire sur les centres commerciaux

 Interpellé sur la proposition de l’association Centre-villes en mouvement qui souhaite un moratoire sur l’implantation des centres commerciaux en périphérie des villes, Jacques Mézard a déclaré « réfléchir à la question. Cela pourra être envisagé au cas par cas. Car les situations sont différentes d’un territoire à l’autre. »

La présidente de Villes de France, Caroline Cayeux, s’est dite satisfaite du travail engagé pour la revitalisation des villes moyennes. « Nous sommes rassurés, cela fait trois mois que nous dialoguons et nos difficultés sont entendues. Mais maintenant nous voudrions savoir quel budget va nous être alloué » a tenu à souligner la maire de Beauvais (LR) en guise de conclusion.