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BUDGET 2011
La Loire garde le cap de la rigueur et investit dans le développement économique
Claude Ferrero | Actualité Club finances | Régions | Publié le 06/01/2011 | Mis à jour le 19/01/2011

Le conseil général a voté le 10 décembre son budget primitif 2011 pour un montant de 721,3 millions d’euros, en quasi stagnation avec un supplément de 800 000 euros (+0,1%).

Lors du débat d’orientations budgétaires, Bernard Bonne, président (UMP) du conseil général de la Loire, avait prévenu: “nous sommes résolus à maintenir le cap de la rigueur. Nous allons dépenser moins, nous serons encore plus attentifs à traquer les économies et nous ciblerons nos investissements sur des priorités resserrées”. Il n’en reste pas moins que les dépenses de fonctionnement s’inscrivent en légère progression, à 591 millions d’euros (+2,4%), en raison notamment de l’augmentation des dépenses de solidarité. “Elles sont obligatoires et donc incompressibles, et de ce fait, les départements sont avec l’Etat les institutions les plus impactées par la crise”. L’action sociale représente 66% des dépenses de fonctionnement, loin devant les transports, l’enseignement et les services généraux (6% chacun).

Un exécutif ligérien volontariste – Le département compte donc dépenser moins du côté des investissements en prévoyant 96,6 millions d’euros, en nette baisse (- 15,6%), soit 15 millions d’euros de moins que l’année dernière.
Hormis ses compétences obligatoires, l’exécutif ligérien affirme être volontariste et de plus en plus sélectif en faveur des dossiers “créant de l’activité et donc de l’emploi” comme l’aménagement de zones économiques, l’aéroport de Saint-Etienne-Bouthéon ou le Schéma d’aménagement numérique en haut-débit.

Les recettes de fonctionnement s’établissent à 651,9 millions d’euros. Elles sont en faible progression (+1,45%) et, à dotations d’Etat gelées (209 millions), profitent de l’augmentation du taux de la taxe sur le foncier bâti (+1,5%) et du rebond des droits de mutation grâce à la reprise de l’immobilier. La taxe foncière rapportera 115,4 millions d’euros et les droits de mutations, 48 millions d’euros (+13 millions d’euros). Il sera aussi fait appel à l’emprunt pour 50 millions d’euros, en diminution de 7 millions d’euros. L’endettement net s’inscrit à 26 millions d’euros (-9 millions) et le ratio de désendettement est évalué à moins de six ans.