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[100e congrès] mon maire, ce héros

Portrait-robot : le maire manager

Publié le 17/11/2017 • Par Bénédicte Rallu • dans : A la Une RH, Dossiers d'actualité, Toute l'actu RH

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La Gazette/Pascale Distel
Le directeur général des services qui devient maire est tout de suite opérationnel. Le changement de costume n’est pourtant pas si aisé.

Cet article fait partie du dossier

100e congrès des maires : mon maire, ce héros

Se présenter pour un mandat de premier magistrat d’une commune pendant ou après une carrière de direction générale. L’évolution peut sembler naturelle. Et apporter beaucoup à la commune sur le plan opérationnel. Bien souvent, d’ailleurs, les cadres territoriaux basculent vers un mandat électoral « parce qu’on est venu les chercher », « pour rendre service » ou pour « assurer une mission ».

« Sans la tempête Xynthia de 2010 qui a bouleversé le paysage local avec 29 morts, des familles meurtries, 600 maisons déconstruites, l’ancien édile condamné, je ne serais pas devenu maire. Je n’en avais pas la vocation », assure Patrick Jouin, maire (DVG) de La Faute-sur-Mer (680 hab., Vendée). Pour expliquer ce choix fait à 57 ans, il parle d’un « petit grain de folie ». L’homme menait alors une brillante carrière dans la territoriale et avait même « envie » de poursuivre en tant que DG de la région Pays de la Loire, mais l’incompatibilité juridique l’a poussé à trancher.

Sens du devoir et du résultat

Redonner une âme à une collectivité meurtrie ou en déperdition constitue un défi qu’un DGS, formaté par le sens du devoir et du résultat, relève aisément. Les différents projets pour faire revivre La Faute-sur-Mer sont en cours (golf, centre équestre, parc urbain de loisirs d’accès libre, pistes cyclables…), malgré des finances en berne en raison de multiples contentieux, de la baisse des dotations et de son budget réduit de 27 % en quatre ans.

C’est aussi par challenge que Raymond Ricci, le DGS de Cagnes-sur-Mer (47 800 hab., Alpes-Maritimes) a assumé la fonction de maire (DVD) de Beuil (520 hab., Alpes-Maritimes) de 2003 à 2014. La collectivité était au bord de la tutelle à son arrivée et perdait ses habitants. A la sortie, la petite commune de montagne avait retrouvé un certain rayonnement.

La connaissance des interlocuteurs locaux (services d’Etat compris) et du fonctionnement des différents partenaires de la commune aide à aller vite et à anticiper. Mais le carnet d’adresses et l’expérience peuvent aussi desservir. « Peut-être ai-je été dans certains cas trop DG de région et pas assez petit maire complaisant, réagit avec le recul Patrick Jouin. En local, cela a parfois été mal vu d’être allé demander des arbitrages à Matignon. »

Pour les DGS assumant aussi un mandat de maire s’ajoute la gestion de la relation avec le maire patron. Un écueil qui disparaît lorsque celui-ci pousse son DGS à devenir maire, comme l’a fait Louis Nègre (maire [LR] de Cagnes-sur-Mer) avec Raymond Ricci.

Cumuler la fonction de maire avec celle de DGS est épuisant, demande des sacrifices personnels importants et, surtout, une grande prudence pour ne pas mélanger les genres. Pascal Turri, à la fois DGS de Sierentz (3 500 hab., Haut-Rhin) et maire (LR) de Stetten (350 hab., Haut-Rhin), deux communes situées dans la même intercommunalité, s’est fixé comme règle « d’avoir la bonne veste sur les bonnes épaules, de ne jamais mélanger les rôles. C’est une question de discipline et de rigueur. Globalement, cela s’est bien passé avec mes interlocuteurs, collègues, élus, car ils ont toujours respecté ma position », se réjouit-il.

Chacun à sa place

Rester en retrait de la gestion des services constitue un autre défi de taille. Alain Bensakoun, devenu adjoint au maire de la ville d’Alès (42 000 hab., Gard) après avoir été DGS durant quatre mandats dans la même commune, a pris le parti « d’essayer de faire abstraction de l’ancien métier. Je reste sur la stratégie du développement du territoire et sur la représentation de l’exécutif. Je n’ai pas de délégation RH. Je ne voulais pas retrouver mes anciens cadres. Je connais tout le monde. » Elu comme agents essaient de rester à leur place, par « éthique ».

Certains DGS devenus maires ne parviennent pas à ne pas intervenir dans la gestion des services. « Or le manque de clarification sur les périmètres d’intervention entre l’élu et la direction générale peut se révéler parfois très coûteux. Chacun doit reconnaître la légitimité de l’autre : démocratique pour l’élu, relevant de l’expertise technique pour le DGS », estime Laurence Durat, enseignante-chercheuse à l’université de haute Alsace.

La posture s’avère d’autant plus compliquée que le maire manager doit être hyper vigilant sur les actes de la commune. En tant qu’expert averti du fonctionnement des collectivités, il n’a pas le droit de se tromper par rapport aux divers contrôles, de légalité notamment. « Je suis plus attentif et j’essaie de travailler de manière professionnelle en tant qu’élu », explique Pascal Turri, DGS depuis vingt-huit ans et maire depuis 2001. « En tant qu’élu, je ne me suis pas transformé en super-chef de service. Je reste dans mon rôle d’élu, il faut être disponible pour la population. C’est déjà un investissement important. »

Même avec de l’expérience dans la territoriale, le rôle de maire réserve certaines surprises. « L’élu est plus proche des problèmes que dans l’administration, analyse Raymond Ricci. J’ai découvert ceux de l’assainissement, je ne savais pas ce que c’était. Le maire est un touche-à-tout. »

Questions à…

Denys Lamarzelle

Denys Lamarzelle, économiste, enseignant en droit et sciences politiques, auteur de « Les cadres territoriaux » (éd. Papyrus, 2014).

Y a-t-il beaucoup d’agents territoriaux qui deviennent maires ?

Un quart des élus locaux ont été collaborateurs de cabinet ou agents territoriaux. Parmi ces derniers, environ un à deux sur vingt ont au moins un mandat de conseiller municipal, au nombre desquels de plus en plus de femmes. Dans les petites communes, on vient souvent chercher un agent municipal pour être candidat sur la liste. Il faut le reconnaître, les volontaires ne courent pas les rues. Qu’ils évoluent ensuite vers le mandat de maire n’est pas étonnant.

L’exercice de la fonction de maire en est-il changé ?

Bien des DGS disent avoir souffert de maires qui allaient trop loin dans le mélange des genres. Devenus maires, ils sont lucides et savent jusqu’où aller pour ne pas prendre la place du directeur général. Ces élus sont plus directement opérationnels du fait de leurs connaissances du fonctionnement, des processus financiers, du traitement des dossiers, etc. La période de formation est très raccourcie. Toute la composante stratégique du monde politico-politicien au sens noble (partis politiques, fonctionnement des instances de partis…) fait plutôt défaut, mais un DG s’adapte rapidement. C’est souvent gagnant-gagnant car les maires ont du mal à se former.

Est-ce la garantie d’une bonne gestion ?

Il n’est pas indispensable qu’un membre de cabinet ou qu’un agent territorial devienne maire. Mais lorsque cela arrive, c’est positif. Quand le DG est élu, il sait prendre tout de suite l’espace qui lui est réservé. Et a à cœur de ne pas se transformer en maire PDG. Il y aura toujours plus de maires issus de l’extérieur de la territoriale. Face aux services de l’Etat ou dans des instances nationales, il est précieux d’avoir une expérience de territorial, on explique mieux la réalité.

Portrait

Patrick Jouin (2017)

Patrick Jouin, maire (DVG) de La Faute-sur-Mer (680 hab., Vendée)

Après avoir été DGS de ville durant onze ans, puis de département pendant six et de région pendant neuf, Patrick Jouin a abandonné sa carrière de territorial en 2013, six mois avant les élections municipales. Il avait alors 57 ans. Découvrir la fonction de maire a été « un choc ». Il a dû s’adapter à être un « petit maire seul » face à la « caricature de l’Etat local », à une rationalité des élus municipaux plus axée sur la vraie vie que celle d’une direction générale. Et apprendre à faire avec les services restreints d’une petite ville.

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Commentaires

Portrait-robot : le maire manager

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ah ah ah !!

17/11/2017 02h45

Maire manager, laissez-nous rire…

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