Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

[100e congrès] Mon maire, ce héros

Portrait-robot : le maire argentier

Publié le 17/11/2017 • Par Cédric Néau Pierre Cheminade • dans : Dossiers d'actualité

100e congres_WEB_V2
La Gazette/Pascale Distel
Face à la baisse des dotations et à la complexité croissante des enjeux budgétaires, les maires n’ont eu d’autres choix que de monter en compétences. A tel point que l’aspect financier occupe parfois une place excessive qu’il faut savoir délimiter.

Cet article fait partie du dossier

100e congrès des maires : mon maire, ce héros

« J’ai toujours été accro aux finances, même avant de devenir maire lorsque je dirigeais le service de restauration scolaire de Nevers, puis celui de gestion du patrimoine », s’enthousiasme Denis Durand, 63 ans, maire (MRC) de Bengy-sur-Craon (700 hab., Cher) depuis 1983. « Je préfère gérer les ressources que les dépenses, parce que c’est le nerf de la guerre. » A force de spécialisation, cet ingénieur agricole de formation est devenu l’un des représentants des communes rurales au Comité des finances locales et fait désormais office de référent pour ses collègues du Cher.

Son cheval de bataille ? L’égalité entre urbains et ruraux en matière de dotation globale de fonctionnement, plus perturbante ces derniers temps. Beaucoup de nouveaux maires élus en 2014 ont, en effet, vite déchanté, saisis par la douche froide de la baisse des dotations. Le projet politique a souvent laissé place à un seul horizon, peu exaltant : gérer un budget toujours plus serré.

« Parler la même langue »

Pragmatiques, ils se sont formés sur le tas ou ont capitalisé sur leur formation initiale, comme Jean-François Debat, 51 ans, maire (PS) de Bourg-en-Bresse (40 500 hab., Ain) depuis 2008. Enarque issu de la Cour des comptes, il met d’abord en avant son apprentissage à la vice-présidence « finances » de la région Rhône-Alpes de 2007 à 2015. « Je ne revendique pas le qualificatif de maire « financier », je suis d’abord politique, mais connaître le langage qui vous permet de comprendre et de discuter les décisions de l’Etat est un atout », estime-t-il.

Louis d’Angleville, 74 ans, maire (SE) de Douillet (300 hab., Sarthe) depuis 2001, insiste lui aussi sur son « expérience précieuse » de directeur de groupe à la Société générale pendant vingt ans. « Elle m’a apporté une rigueur indispensable dans la gestion des projets communaux. Car, dans une petite ville, on a vite fait de se tromper et de mettre les finances par terre ! » sourit celui qui se félicite de « parler la même langue » que son interlocuteur lorsqu’il doit négocier des emprunts. Un atout pour crédibiliser les projets portés par sa commune. Pour autant, il faut aussi savoir se détacher du prisme financier. « La dimension gestionnaire de la fonction d’élu est devenue importante, voire excessive… Nous ne sommes pas élus que pour cela ! » plaide Jean-François Debat, qui refuse de placer les finances sur un piédestal.

L’habileté, garante de liberté

Philippe Laurent, 63 ans, maire (UDI) de Sceaux (19 700 hab., Hauts-de-Seine) et ancien consultant spécialiste des finances locales, considère, lui aussi, que l’habileté technique vise entièrement à garantir sa liberté d’action. « Elle permet d’être en capacité de maîtriser les risques, d’être moins sous le coup de règles de gestion malthusienne, quitte à s’affranchir des principes du « bon père de famille » si c’est pour atteindre un but politique cohérent », assure le président de la commission des finances de l’AMF.

Il est devenu très compliqué de gérer une commune, même petite, sans un minimum de connaissances financières. « Aujourd’hui, on a le sentiment que les finances locales sont rendues volontairement très opaques pour que les élus ne se rendent pas compte que le système est injuste », tacle Denis Durand, dans une allusion à peine voilée à Bercy. Le ministère des Finances semble en effet se méfier tout autant du maire « dépensier », à l’ancienne, que du maire « expert », nouvelle génération, capable de jongler adroitement avec les ratios financiers.

La bonne conduite séduit

Mais, s’agissant de l’opacité des dotations ou de la péréquation, Christian Soubie, 43 ans, maire (DVG) de Tresses (4 300 hab., Gironde), refuse d’y voir l’action d’une main invisible. « Le problème est qu’on a créé des dispositifs auxquels on a demandé de résoudre de multiples problèmes, beaucoup plus que prévus initialement, analyse-t-il. On a fini par tellement les distordre qu’ils sont effectivement bloqués et illisibles !  »

De quoi effrayer d’éventuels prétendants ? Pas nécessairement, même si la capacité à bien gérer un budget reste un atout majeur auprès des électeurs. Ainsi, à Douillet, Louis d’Angleville veut raccrocher en 2020, après trois mandats, mais cherche encore un successeur. Problème : le village de 380 habitants ne compte pas d’autre… ancien banquier !

Des chiffres et des lettres

De A comme « autofinancement » à Z comme « zones franches urbaines », en passant par « dégrèvement » et « péréquation », l’association France urbaine a publié, fin 2016, un abécédaire des finances locales regroupant 70 définitions de concepts financiers pour accompagner les maires encore réticents à mieux se saisir des cordons de la bourse.

 

« Les finances ne sont qu’un outil, pas une finalité »

Christian SOUBIE, maire de Tresses

Christian Soubie, maire (DVG) de Tresses (4 300 hab., Gironde)

« Mon expérience de directeur d’hôpital, un poste autrefois appelé économe, m’a appris des réflexes financiers indispensables. Notre commune de 4 300 habitants s’est ainsi dotée d’un plan pluriannuel d’investissements, d’une gestion dynamique du patrimoine, d’un suivi mensuel des dépenses et recettes, et d’une rencontre trimestrielle avec le trésorier public pour fiabiliser les comptes. Résultat, depuis mon élection en 2011, nous n’avons pas augmenté les impôts !
Vu l’importance et la complexité des enjeux financiers, je crois qu’un maire a aujourd’hui l’obligation de se former, ne serait-ce que parce qu’il est responsable personnellement en cas de problème. Le mandat de maire n’est pas seulement une fonction de représentation ou un rôle politique, c’est aussi un mandat de bonne gestion des deniers publics. Cependant, les finances ne sont qu’un outil, pas une finalité ! La gestion du budget n’est pas l’alpha et l’oméga de l’action du maire, qui doit arriver à s’en détacher pour mettre en œuvre son projet politique. »

Réagir à cet article

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

Portrait-robot : le maire argentier

Votre e-mail ne sera pas publié

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement