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BUDGET 2011
L’Isère doit faire face à une forte hausse de ses dépenses sociales, à +15%
Claude Ferrero | Actualité Club finances | Régions | Publié le 17/01/2011

Les conseillers généraux ont adopté le 17 décembre le budget primitif 2011 de l’Isère qui s’élève à 1,29 milliard d’euros, en hausse de 4% par rapport à 2010.

Les dépenses de fonctionnement s’inscrivent à 1,04 milliard d’euros (+6%) dans “un contexte financier particulièrement préoccupant” souligné par le président du conseil général, André Vallini (PS), lors du vote du budget le 17 décembre.
Outre les difficultés nationales (gel des dotations d’Etat et réduction de l’autonomie fiscale), l’Isère doit faire face à une forte hausse de ses dépenses sociales (+14,5%) en raison notamment du vieillissement de la population (+8% pour l’APA) et de la prise en charge du handicap (+13% pour la PCH).
In fine, les dépenses sociales s’établissent à 554 millions d’euros. Les personnes âgées (149,3 millions d’euros) représentent le premier poste du budget et la plus forte hausse (+16%).

Des investissements en forte baisse – Les autres postes sont mis à la diète comme la Jeunesse/sport (-25%, 6,16 millions d’euros), l’économie/recherche (-35%, 3,46 millions) ou la culture (-13%, 16,55 millions), sauf les frais de personnel, contenus à 182 millions (+2%).

Les dépenses d’investissement sont mises à contribution pour serrer le budget avec une baisse de 4% (249 millions d’euros). Dans les compétences obligatoires, les collèges et les routes représentent respectivement 75 millions d’euros (+20%) et 66,7 millions (-5%). Un coup de frein est donné à l’économie/recherche, en baisse de 50% (7,6 millions d’euros) et au patrimoine culturel, en chute de 56% (2,52 millions).

Les recettes de fonctionnement augmentent de +5%, à 1,18 milliard d’euros dont la moitié est composée de la taxe foncière (à taux inchangé) et de la fiscalité compensée. Les dotations de l’Etat représentent 240 millions (+0,2%) et les droits de mutation repartent à la hausse, à 115,3 millions d’euros (+25 millions d’euros, +28,1%) sans toutefois compenser la chute de 2009 (-47,7 millions).

Les recettes d’investissement enregistrent une baisse sensible à 109,4 millions d’euros (-9%) avec un emprunt à 60,9 millions d’euros. L’annuité de la dette s’inscrit à 7,4 millions et le montant de l’endettement à 93,2 millions d’euros.