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[100e congrès des maires] Mon maire, ce héros !

Le regard du psychologue sur le maire

Publié le 17/11/2017 • Par Jean-Baptiste Forray • dans : Dossiers d'actualité

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La Gazette/Pascale Distel
Professeur à l’université de Caen jusqu’en 2015, Alexandre Dorna est l’auteur d’un traité de psychologie politique. Réfugié en France après le coup d’Etat au Chili de Pinochet contre Allende, il a aussi consacré une partie de ses travaux au populisme.

Cet article fait partie du dossier

100e congrès des maires : mon maire, ce héros

Dans l’inconscient collectif, le maire bénéficie d’une représentation extrêmement positive. Côté rue, le maire est le chef de village, le bon père de famille soucieux de ses enfants. Ce modèle tutélaire est très simple pour représenter les relations d’autorité. Il parle donc à tout le monde. Contrairement aux autres hommes politiques, on peut croiser le maire dans la rue. Il incarne la proximité. Si l’on frappe à la porte du maire, le contact est facile. Cette image sympathique, parfois idyllique, je ne l’ai pas retrouvée lorsque je suis moi-même entré dans un conseil municipal d’une ville de 25 000 habitants.

Côté jardin, j’ai découvert une tout autre réalité. Le chef de village est un chef de clan. Son ascension ne doit rien au hasard. Ce sont les appareils qui déterminent qui sera candidat et donc qui deviendra maire ou pas. Les élus sont un vivier pour les partis politiques. Ils gravitent dans un univers bien particulier. Les associations sont subventionnées par les municipalités. Le maire peut décider parfois qui va en être le président, avec tous les risques que cela comporte. Il y a tout un clientélisme… L’idée de la pluralité démocratique de l’action de la commune n’est qu’une façade. Dans les conseils municipaux, la minorité n’a pas de moyens pour agir. La majorité n’en a pas l’intention. Elle suit la tendance du maire. Les conseils municipaux sont autant de chambres d’enregistrement de décisions prises par les maires.

Le dernier bastion de la monarchie

L’autorité peut vite virer à l’autoritarisme. Derrière le premier magistrat, il n’y a pas le citoyen, mais une relation de soumission. Je généralise sans doute un peu trop, je noircis peut-être le tableau, mais c’est ce que j’ai connu en tant que conseiller municipal.

De toutes les manières, les comportements des individus correspondent aux conditions dans lesquelles s’exercent le pouvoir et l’action. Or le système municipal tend à concentrer les responsabilités. Qui exerce le pouvoir ? Le maire bien sûr, mais aussi le directeur général des services et le directeur chargé des finances. C’est un pouvoir très personnalisé, oligarchique. Derrière le maire, il n’y a toujours pas les habitants, mais les services techniques. Il n’y a pas de débat politique, mais plutôt une comptabilité technique. Dans le conseil municipal, les connaissances sont apportées par l’appareil de l’hôtel de ville. Grâce à cela, le maire peut gouverner tout seul.

Ceci dépend bien sûr des qualités et des caractéristiques personnelles de ceux qui vont occuper la place de l’autorité… Il y a des maires qui sont capables de faire l’équilibre des choses, sans imposer leur point de vue systématiquement. Mais il ne faut pas oublier que la mairie est le dernier bastion de la monarchie. La Révolution française a repris dans les communes les mêmes perspectives que la royauté avant elle.

Tendance à répéter l’expérience des autres

La motivation est à peu près la même chez les grands politiques que parmi les plus petits, ceux des communes. Il y a une tendance à répéter l’expérience des autres. Les petits suivent les grands. La structure administrative, peu importe à quel niveau on se trouve, provoque des comportements dans lesquels les hommes les plus vertueux, rapidement, s’assimilent à cette machine et se font dicter la loi par cet appareil. On trouve exactement les mêmes caractéristiques chez un maire que chez la personnalité qui se trouve en haut de la pyramide. C’est le point faible psychologique de nos représentants.

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