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LUTTE CONTRE LE TERRORISME
Prévention de la radicalisation : le plan gouvernemental fera une priorité de l’action locale
Emilie Denètre, Hervé Jouanneau | A la Une prévention-sécurité | Actu experts prévention sécurité | France | Publié le 13/11/2017

Deux ans après les attentats de Paris, Muriel Domenach, secrétaire générale du Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation, a dévoilé le 9 novembre lors des États-généraux de la sécurité locale organisés par la Gazette, ses premières pistes de réflexion en vue du nouveau plan « radicalisation », prévu pour la fin de l’année. Les collectivités territoriales seront en première ligne.

« Nous sommes en train de préparer le prochain plan de prévention de la radicalisation qui devrait être acté d’ici la fin de l’année, lors d’un comité interministériel présidé par le Premier ministre ». A l’occasion de la seconde édition des Etats-généraux de la sécurité locale, organisée par la Gazette des communes, la secrétaire générale du Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (SG-CIPDR), Muriel Domenach, a confirmé que ses équipes planchaient sur de nouvelles orientations gouvernementales.

Un peu plus tôt dans la journée, le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb était venu à la rencontre des élus locaux et des professionnels pour préciser leur rôle dans les chantiers en cours.

Sécurité : ce que Gérard Collomb attend des élus locaux

Le nouveau plan national de prévention de la radicalisation, qui fera suite à celui de mai 2016, avait été annoncé au début du mois de septembre par le chef de l’Etat lui-même « afin d’impliquer plus fortement la société civile et les acteurs locaux ». En creux, il s’agissait de répondre à l’échec du centre de déradicalisation de Pontourny ainsi qu’aux accusations contenues dans le rapport sénatorial Benbassa-Troendlé qui dénonçait les « dérives » associatives et prônait davantage de prévention.

Parmi les pistes de travail, Emmanuel Macron avait alors exprimé sa volonté d’expérimenter un centre de personnes radicalisées sous main de justice, et non sur la base du volontariat comme cela avait été le cas à Pontourny. De même, il s’était dit partisan de revenir sur la prise en charge de droit commun des « enfants du djihad » dans le cadre de l’aide sociale à l’enfance. Autres sujets sur la table : la nécessité de placer l’évaluation au coeur de la politique de prévention, l’accent mis sur la santé mentale dans la prise en charge des personnes radicalisées, la prévention des phénomènes d’embrigadement sur Internet ou encore le travail sur le contre-discours.

A ces différentes propositions, Muriel Domenach, a précisé le 9 novembre qu’une priorité du plan national serait consacrée à la mobilisation des acteurs locaux.

Une co-production nécessaire avec les territoires

« Dans ce nouveau plan, nous travaillons sur un volet qui concernera spécifiquement l’implication des territoires, comment mieux travailler avec les collectivités locales notamment » a-t-elle détaillé, avant de poursuivre : « Et s’il y a bien un domaine, avec la prévention de la délinquance, où l’on est dans la ...

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