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BUDGET 2011
Blois augmente ses impôts pour casser « l’effet ciseaux »
Jean-Jacques Talpin | Actualité Club finances | Régions | Publié le 14/01/2011

La ville a adopté le 15 décembre 2010 un budget de 103,9 millions marqué par la baisse des dépenses de fonctionnement et une hausse des taux de fiscalité.

Le maire de Blois (Loir-et-Cher) Marc Gricourt (PS) a qualifié ce budget primitif « d’historique » car « c’est la première fois que nous arrivons à stopper le fameux effet ciseau » entre dépenses et recettes. Les dépenses de fonctionnement (67,6 millions d’euros) diminuent en effet de près de 3%, alors que la masse salariale (40,4 millions d’euros) ne progresse que de 0,3%.
Dans le même temps, les recettes de fonctionnement (77 millions d’euros) progressent légèrement (+ 0.2%) sous l’effet de recettes supplémentaires (+1,5 million) de fiscalité.

Ce « bonus » vient d’abord d’une nouvelle hausse de 4 % des taux de la fiscalité locale (après 4,3 % en 2010) qui permet de dégager de nouvelles marges de manœuvre alors que les dotations de l’Etat sont en très légère régression.
Mais un abattement spécifique de 5% voté en 2010 permettra d’alléger la note fiscale d’environ 4.000 foyers.

Baisse des investissements – Au niveau des investissements (26,8 millions d’euros), l’enveloppe est en recul sur 2010 avec cependant un maintien des dépenses d’équipements directes et subventions d’équipement (17,4 millions) dont près de 9 millions iront à l’important plan de renouvellement urbain des quartiers Nord.
D’autres opérations urbaines sont également lancées, notamment sur le quartier gare et au sud de la Loire.

Pour réussir ces grands équilibres la ville empruntera davantage (7,3 millions d’euros au lieu de 6,8) ce qui gonflera un peu plus la dette, qui dépasse les 60 millions d’euros avec une capacité de désendettement supérieure à 8 ans.
Mais la ville présente également des résultats positifs avec 9,3 millions d’épargne brute et 3 millions d’épargne nette.