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DOSSIER : La réforme du stationnement : une mise en œuvre pharaonique
Dossier publié à l'adresse https://www.lagazettedescommunes.com/530901/stationnement-les-maires-ont-ils-decide-de-matraquer-les-automobilistes/

RÉFORME DU STATIONNEMENT
Stationnement : les maires ont-ils décidé de « matraquer » les automobilistes ?
Nathalie Da Cruz | A la Une prévention-sécurité | Actu experts prévention sécurité | actus experts technique | France | Publié le 23/10/2017 | Mis à jour le 12/04/2018

L'association 40 millions d'automobilistes vient d'écrire aux maires qui disposent de stationnement payant dans leur commune. L'objectif ? Demander aux édiles de ne pas fixer, en 2018, de forfait de post-stationnement (FPS) supérieur à 17 euros – soit le montant actuel de l'amende pénale. Près de 80 maires se seraient déjà engagés. Info, intox ? Après enquête, il s'avère à ce jour que seules 30 villes – sur 800 concernées par le stationnement payant - vont fixer un FPS inférieur ou égal à 17 euros.

La réforme de décentralisation et de dépénalisation du stationnement entre dans sa dernière ligne droite. A compter du 1er janvier 2018, les communes vont fixer elles-mêmes librement le montant du forfait post-stationnement (FPS), qui pourra être inférieur ou supérieur à l’amende pénale de 17 euros, laquelle va disparaître.

Certes, le montant du FPS adopté par certaines grandes villes fait état d’un grand écart avec l’amende à 17 euros. A Paris, il en coûtera 50 euros (dans les arrondissements centraux) ou 35 euros aux automobilistes indélicats. Lyon va plus loin avec un FPS à 60 euros dans l’hypercentre , 35 euros ailleurs. A Neuilly-sur-Seine, ce sera 40 euros. Bordeaux, Nantes, Versailles ou Quimper ont opté pour un FPS à 35 euros.

Pas de « matraquage » programmé

Mais à ce jour, un certain nombre de communes n’ont pas encore délibéré, craignant de braquer une partie des résidents. Il faut dire que les associations d’automobilistes, vent debout depuis le début, présentent la réforme à travers le seul prisme du « matraquage assuré » des conducteurs, ponctionnés cette fois non pas par l’Etat mais par les collectivités territoriales.

Une vision erronée et réductrice, qui agace le Groupement des autorités responsables de transport (GART), concepteur de cette réforme. Laquelle a pour principaux objectifs de fluidifier la circulation, de décoller les « véhicules-ventouses », de dissuader les conducteurs de ne pas payer leur ...

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