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MOBILITÉ
L’embarras du choix pour développer une flotte d’autopartage
Camille Selosse | actus experts technique | France | Innovations et Territoires | Publié le 26/10/2017

L’autopartage permet de réduire l’usage de la voiture individuelle et accroît, en contrepartie, le recours à des modes de déplacement plus écologiques. Ce sont principalement les grandes agglomérations, pour l’heure, qui s’y intéressent, mais l’autopartage pourrait aussi, à l’avenir, se développer dans les zones rurales.Différents systèmes existent : la collectivité peut lancer son propre service public, le déléguer à un opérateur privé ou accompagner l’installation d’une flotte privée.

Autolib’ est le symbole de l’autopartage en France et il est dans une situation économique périlleuse. Cinq ans après l’avoir lancé, le groupe Bolloré table sur une perte avoisinant les 180 millions d’euros d’ici à 2023. Un gouffre financier, alors même que le service a su séduire les Parisiens.

Plus de 130 000 sont abonnés et 4 000 voitures sont disponibles. Or la facture va revenir aux collectivités. Autolib’ opère via un contrat de délégation de service public qui prévoit que le groupe Bolloré prenne en charge 60 millions d’euros de pertes. Le reste devant être payé par la centaine de collectivités franciliennes adhérentes au syndicat mixte Autolib’ Vélib’ métropole. Personne n’aurait jamais pensé que la situation se présenterait, tant Vincent Bolloré lui-même était initialement optimiste. La rentabilité devait en effet être atteinte dès le cap des 50 000 abonnés franchis.
L’échec sur le plan économique s’explique, selon le bureau d’études 6t, par l’existence d’un « plafond de ...

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