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FISCALITÉ
La taxe sur les logements vacants est-elle justifiée dans tous les cas ?
Gabriel Zignani | Réponses ministérielles | Réponses ministérielles finances | Publié le 22/09/2017 | Mis à jour le 21/09/2017

La taxe annuelle sur les logements vacants prévue à l’article 232 du code général des impôts [1] (CGI) s’applique aux logements vacants situés dans une commune appartenant à une zone d’urbanisation continue de plus de cinquante mille habitants où existe un déséquilibre marqué entre l’offre et la demande de logements, entraînant des difficultés d’accès à l’ensemble du parc résidentiel existant.

Cette taxe qui a pour objectif d’encourager la mise sur le marché de logements vacants est reversée à l’agence nationale de l’habitat. Les logements imposables doivent être vacants depuis au moins une année au 1er janvier de l’année d’imposition. La taxe n’est pas due en cas de vacance indépendante de la volonté du contribuable. La doctrine administrative publiée au bulletin officiel des finances publiques sous la référence BOI-IF-AUT-60 précise que les logements mis en location ou en vente au prix du marché et ne trouvant pas preneur ou acquéreur sont exclus du champ d’application de la taxe.

L’appréciation du caractère volontaire ou non de la vacance relève de circonstances de fait. Il appartient au contribuable de prouver qu’il a effectué toutes les démarches nécessaires pour vendre ou louer son logement (mise en vente ou propositions de location dans plusieurs agences, adaptation du prix de vente ou de location aux conditions et évolutions du marché, etc.). Ces précisions sont de nature à répondre aux préoccupations exprimées.

REFERENCES