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SOCIAL
Contrats aidés : opposition totale entre le bloc communal et le gouvernement
Isabelle Raynaud | Actu expert santé social | France | Toute l'actu RH | Publié le 06/09/2017

Si la rentrée scolaire a pu se faire dans la très grande majorité des écoles malgré l'annonce soudaine de la baisse des contrats aidés, les difficultés se poursuivent pour les collectivités. Les élus du bloc communal sont donc montés au front. Mais le gouvernement reste sur ses positions de principe.

Pictures newsA gauche du ring, les représentants du bloc communal ; à droite, le gouvernement. Mais le match sur les contrats aidés s’est déroulé ce 6 septembre par des points presse séparés. Et si les crochets ont été délivré à distance, les deux camps ont cherché à marquer des points… sans pouvoir mettre l’adversaire K.O.

Une méthode condamnable

Les élus locaux ont frappé les premiers, s’exprimant en début de matinée. Dans un accord parfait, les présidents des associations d’élus -François Baroin (AMF), Jean-Luc Moudenc (France urbaine), Caroline Cayeux (Villes de France), Olivier Dussopt (APVF), Vanik Berbérian (AMRF) et Charles-Eric Lemaignen (AdCF)- ainsi que Philippe Laurent (président du CSFPT) et André Laignel (président du CFL) ont demandé la suspension de la baisse des contrats aidés… et une véritable discussion sur le sujet.

La méthode employée par le gouvernement qui a resserré les cordons de la bourse avant la moindre annonce, au cœur de l’été, ne passe pas. Après les annonces sur la taxe d’habitation, les baisses de dotation ou la suppression de la réserve parlementaire, « l’affaire des emplois aidés met à feu les territoires », a affirmé François Baroin.

Pour le président de France urbaine, les collectivités sont « victimes du fameux “en même temps” présidentiel » : alors que des négociations ont été ouvertes pendant la conférence nationale des territoires (CNT) en juillet, Jean-Luc Moudenc regrette que des décisions sur des thématiques non débattues aient finalement été prises. « Les emplois aidés en sont l’illustration spectaculaire : l’Etat nous dit de baisser les dépenses de fonctionnement et prend une mesure qui va les augmenter automatiquement », poursuit-il.

Risque d’explosion des dépenses

Avec un coût terrible pour les finances locales puisqu’il estime que le passage d’un emploi aidé à un emploi pérenne coûtera trois fois plus aux collectivités. Impossible, a souligné André Laignel rappelant que les territoires sont aujourd’hui « au seuil de l’insoutenable » financièrement.

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