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SANTÉ PUBLIQUE
La lutte contre l’obésité des enfants porte ses fruits
Isabelle Verbaere | Actu expert acteurs du sport | Actu expert Education et Vie scolaire | Actu expert santé social | France | Innovations et Territoires | Publié le 06/09/2017

Les inégalités sociales se creusant, une fracture nutritionnelle s’est installée. Les enfants des familles à bas revenus sont plus touchés que d’autres par l’obésité. Les communes sont les mieux placées pour proposer à leurs habitants des actions de proximité sur les thèmes de l’alimentation et de l’activité physique.

C’est plutôt une bonne nouvelle. La prévalence du surpoids et de l’obésité chez les enfants français se stabilise depuis les années 2000, voire marque un léger recul parmi les plus jeunes, les 5-6 ans. C’est le constat dressé par la Drees (1) [1] et Santé publique France dans le nouveau rapport sur « L’état de santé de la population en France » publié en mai 2017.

En 2014-2015, 18,1% des élèves scolarisés en CM2 étaient en surpoids et 3,6% obèses. Ces proportions atteignaient respectivement 20,1% et 3,7% en 2000. « Cette stabilisation s’accompagne néanmoins de fortes inégalités à la fois sociales et territoriales », notent les auteurs. En grande section de maternelle, la proportion d’obèses s’élève ainsi à 5,8% chez les enfants d’ouvriers, contre 1,3 % parmi ceux de cadres. Ils sont plus nombreux dans les départements du Nord, de l’Est, du bassin parisien et outre-mer.

Sport sur ordonnance

Or, présents dès l’enfance ou l’adolescence, le surpoids et l’obésité perdurent souvent à l’âge adulte, augmentant les risques de maladies cardiovasculaires et endocriniennes, comme le diabète de type 2. « Leur repérage et prise en charge précoces demeurent des enjeux de santé publique », poursuivent les auteurs du rapport. Un défi que de nombreuses communes ont relevé avec succès.

Strasbourg (276000 hab.) a lancé en 2014 le dispositif « Preccoss » (prise en charge coordonnée des enfants obèses et en surpoids à Strasbourg). « Les enfants étaient dépistés par les services de la PMI et la santé scolaire mais, le plus souvent, aucune suite n’était donnée, observe François Jouan, chef du service de promotion de la santé de la personne et de soutien à l’autonomie. C’est grâce au contrat local de santé signé en 2012 avec l’ARS que nous avons mis en place ce dispositif. » La prise en charge est prescrite par le médecin traitant, puis l’enfant est suivi par une équipe pluridisciplinaire de la ville et bénéficie de consultations avec un psychologue, une diététicienne et une infirmière, mais aussi d’ateliers collectifs d’activité physique, d’équilibre alimentaire et de cuisine.

Le dispositif « Preccoss » a été expérimenté, à partir de mai 2014, dans trois quartiers de Strasbourg. Puis, à la rentrée scolaire 2016,

REFERENCES


CHIFFRES CLES

  • 18,1% des élèves scolarisés en CM2 sont en surpoids et 3,6% sont obèses (chiffres 2014-2015).
  • 5,8% des enfants d’ouvriers en grande section de maternelle sont obèses, mais seulement 1,3 % des enfants de cadres.


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