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Politiques culturelles

« Nous sommes face à une immense complexité des politiques culturelles»

Publié le 29/03/2017 • Par Hélène Girard • dans : Actualité Culture, France

Florian SALAZAR MARTIN, adjoint au maire de Martigues et Président de la FNCC (Fédération nationale des collectivités territoriales pour la culture)
© Claude ALMODOVAR/LA GAZETTE
La Fédération nationale des collectivités territoriales pour la culture (FNCC) se réunit en congrès les 30 et 31 mars 2017 à Saint-Etienne. En avant-première pour Lagazette.fr, son président, Florian Salazar-Martin, dresse un état des lieux et ébauche la nouvelle feuille de route qui attend les élus à la culture.

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Pourquoi la FNCC se réunit-elle en congrès ?

Nous ne l’avions pas fait depuis 23 ans, période durant laquelle nous avons privilégié les rencontres et les colloques thématiques. Mais aujourd’hui, de nombreux changements s’opèrent. La réforme territoriale modifie en profondeur le paysage institutionnel ; la rigueur budgétaire impose des baisses de crédits qui ne semblent pas près de cesser ; une nouvelle génération d’élus est arrivée lors des dernières élections municipales. Bref, nous sommes à un tournant dans la façon d’appréhender et de mener les politiques culturelles.

Cela dit, depuis plusieurs années, déjà, nous réfléchissons à une refondation de l’esprit militant de la culture. Car, ne l’oublions pas, l’engagement culture relève du militantisme et de la volonté politique.

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« Nous sommes face à une immense complexité des politiques culturelles»

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Tafani JP

30/03/2017 01h22

Voici un texte qui a la faveur d’un candidat …au moins!

Si on parlait de Culture en 2017

Point de vue d’un sherpa, praticien et collectionneur d’art contemporain (JP Tafani)

Ce thème fut absent de nombre de consultations, hélas, alors que le champ culturel élargi (architecture, gastronomie, chanson, mode…) est commun à l’ensemble du corps social français.
La culture est un enjeu de société fondamental ; à la fois fondant l’identité de la Nation et l’intégration des migrants comme des jeunes générations tant au travail qu’en dehors.
La révolution industrielle –celle qu’Attali et Guillaume décrivaient comme l’anti-économie dès 1980- comme celle du numérique en se combinant font de la culture un domaine économique majeur et une force stratégique dans les échanges internationaux. L’évolution récente des prix de l’art chinois contemporain illustre ce second point.
Elévation de l’esprit d’après Cicéron, le mot « Culture » évoque en France aussi ce ministère atypique et étrangement compliqué avec un budget de 10 milliards d’euros, augmenté des subventions locales et régionales aux arts.
La culture est l’arme de persuasion massive de notre démocratie : aussi bien exception française qu’humanisme mondialisé.

Quel bilan de 60 ans de Ministère de la Culture (et de la Com) ?

Tantôt classé par les Etats et les partis comme une dépensière diva, tantôt arme de conquête planétaire, la France a une conception culturelle libérale que les USA utilisent pour bâtir leur approche conquérante (modèle en creux donc) un réseau de musées et de monuments unique en Europe –mais dont la majorité sont des PME sous capitalisées et moins bien entretenues qu’en Allemagne, Irlande, Ecosse, Espagne- et des disparités exceptionnelles de savoirs, de connaissances, de tendances…Cette administration bénéficie d’une liberté de conscience rare et oscille entre décentralisation particulière avec ses DRAC, ses Instituts Français et ses nombreux établissements de l’Opéra à la RMN, au centre de la chanson, l’INA etc…–la multiplication des centres de décisions chère à Michel Guy- et permanente tentation centralisatrice, ne serait-ce que pour tenter de nommer de nombreux amis à des postes prestigieux. Ce qui devrait être la règle lors du recrutement demeure l’exception qui conduisit naguère B Blistène au CNACGP contre tous les pronostics.
On pourrait s’étonner que l’éducation obligatoire ne permette pas à tout quidam de nommer 50 artistes et auteurs de leur temps et du passé, de tenir une analyse en 10 lignes d’un tableau, d’un livre ou d’un film, de dépasser le binaire amour/haine, trop répandu même parmi le nombreux public des grandes expositions.
Si l’on admet que les artistes sont (plutôt) de gauche, encore que de nombreux intellectuels et artistes ont de tous les temps été marqués à droite (de Maurras à Mauriac, Céline, sans aller chercher Lucchini ou Sardou) la majorité d’entre eux ne prend pas la peine de voter du tout. Aujourd’hui la frontière droite/gauche s’est estompée .
Parmi les Ministres, on n’a retenu des quasi 60 occupants de la rue de Valois que 3 personnalités majeures dont 2 de droite (André Malraux, Michel Guy) et une de gauche (Jack Lang), comme on retient la grande culture de 3 présidents de la Vème République: Georges Pompidou normalien auteur d’une anthologie de la poésie française, François Mitterrand dont les droits d’auteur ont permis à la ville de Château Chinon de recevoir son exemplaire de la fontaine Stravinsky, et Jacques Chirac dont le musée éponyme attire toute la Francophonie et au-delà. Si l’on ajoute les deux consensuels ministres JJ Aillagon et Fred Mitterrand, le succès à ce poste est nettement favorable à la droite, tandis que les Ministres de gauche emporteraient la palme des compagnes artistes , jusqu’ici !

A l’heure des comptes on a retenu…bien peu de l’Etat : le meilleur entretien des Monuments Historiques, l’accès des artistes contemporains au musée –avec et depuis Beaubourg-, les grandes fêtes Nuit de la Musique, Nuit Blanche et les musées à Paris-Versailles et en province dont l’enveloppe est confiée à un architecte vedette. Des réalisations grandioses du Grand Louvre au Quai Branly, au Musée de St Etienne de Rodez, le centre du Vin de Bordeaux qui sait ?
On a vu également apparaître des personnes privées dans ce paysage dans les 20 dernières années, avec toujours la spécificité française des intellectuels amoureux de la culture et peu de richissimes amateurs engagés même si la Bourse du Commerce qui succède au ratage de l’Ile Seguin représente 100 millions d’euros de Mr Pinault, comme le Frank Gehry du Bois de Mr Arnault. Nombre d’artistes contemporains comme Garouste, des philosophes M Onfray et d’autres avec l’Université des savoirs, l’historien Odon Vallet, forment le premier rang d’une armée de petits entrepreneurs (Lafue, Lemoyne) éditeurs d’art ou de musique, médecins et avocats érudits, qui relaient les industriels humanistes du XIXème puis du XXème siècles. Ainsi il est peu de monuments (privés) ouverts au publics qui n’accueillent pas une exposition, un festival de musique ou de danse formant un réseau d’animation que la tutelle sous estime ou jalouse même.
On voudrait (enfin) oublier les conflits de pouvoir entre chaînes de télévision et tutelle, statuts des intermittents, brevetabilité des logiciels, droits d’auteur et musique ou photographie, tous sujets où la spécificité française ne prévaut nulle part ailleurs…
On mettra à part le succès –relatif- de la francophonie dans laquelle nous sommes loin d’être les seuls.

Quel avenir ?

Notre organisation de l’incontrôlable « culture » qui pourtant arrive à garder un rang international dans les arts majeurs –comme aux JO !- montre lourdeur et essoufflement –au sujet de la langue, du rayonnement culturel – comme si notre commande publique (1% ou autre) peinait à rivaliser avec le cavalier américain NEA assorti de ses déductions fiscales (aux) millionnaires, avec les institutions de l’Europe du Nord-.
Quelles sont les questions ? Citons pêle –mêle :

Pourquoi n’arriverait-on pas à créer un espace économique et humain de la Méditerranée comme il en fut question un temps autour de la « culture » justement ?

Le niveau local peut-il aider à comprendre les enjeux culturels ? La présente lutte pour la MCB (Bourges) semble assez vaine comparée aux enjeux que le numérique engendre au point d’induire un changement complet de paradigme pour les bibliothèques, les médiathèques, l’enseignement des langues (et des sciences). Curieusement un consensus se dégage sur la qualité d’initiatives locales trop souvent incoordonnées sauf apparemment en Corse –langue corse, évènements culturels, tourisme culturel, patrimoines historique et naturel s’appuient sur un ensemble de médias numériques et un soutien populaire – car lorsqu’on compare les mêmes thèmes tout aussi fédérateurs a priori dans la Région Centre Val de Loire on ne voit émerger que quelques centres publics qui, même largement subventionnés –Chaumont- Lignières Bourges Noirlac,- ou quelques Musées Contemporains remarquables à Chateauroux comme à Issoudun, voire à Tours, plus isolés sans doute – ils restent très en deçà que ce soit en termes de fréquentation ou de retombées économiques des Châteaux de la Loire dont il semble toujours loisible de s’interroger de l’appartenance éventuelle du Palais des Ducs de Nevers à ladite série malgré le soutien …de la SNCF elle-même pourtant bien mal en point en Val d’Aubois !

Si l’on veut des résultats dans l’espace d’un quinquennat, il est urgent d’armer notre Culture en utilisant pleinement les ressources disponibles ou dédiées des plus grands instituts aux petits établissements provinciaux, de favoriser les initiatives originales privées, collaboratives ou publiques
– changer l’organisation du Ministère de la Culture en simplifiant son organigramme,
– concentrer l’effort sur des défis culturels bien identifiés
– faire cesser les aberrations clientélistes en fédérant les « pme » culturelles dans un souci d’équité républicaine.

Est-il bien utile de proférer des évidences –quasiment le même slogan raccoleur- : Culture pour tous à gauche, Culture pour chacun à droite ? Probablement non, car cette communication là permet de laisser voguer le navire d’une rive à l’autre sans vision ni objectif !

Par ailleurs dans le souci d’une permanente amélioration on devrait s’attacher constamment à :
– communiquer mieux et différemment : synchroniser tourisme et culture, éducation et culture, affaires étrangères et européennes avec la culture française
– adapter les aides aux efforts des acteurs privés plutôt que créer ex nihilo des structures publiques ou parapubliques et toujours avec un souci de simplification, d’efficacité, de diversité.

A- Changer l’organisation (et l’organigramme) du Ministère de la Culture

A1- Réduire à 4 le nombre des Directions afin de faciliter les travaux en commun :

1) Langue française (échanges, MOOCs, Instituts, livres/numérisation)
2) Arts (plastiques, musique, danse, théâtre et cinéma)
3) Patrimoines (bâtiments espaces naturels et traditions, archives)
4) Interfaces industrielles (tourisme, diffusion et droits d’auteur, particularités du travail culturel, communication audiovisuelle)

Ainsi des ponts seront développés entre Culture et Enseignement (depuis les programmes histoire ..de l’art et littérature, les moyens de l’enseignement de l’histoire des sciences) Culture et Affaires Etrangères dont Européennes.
Ainsi la télévision ne sera plus l’ogre de la moitié du budget de la Culture en France.
Ainsi les autres pans de l’activité humaine de loisir, rythmés par des coordinations interministérielles pourront pénétrer en profondeur les activités économiques pendant le temps du travail et des loisirs.
Réduire les rentes, favoriser les projets, les programmes entraîne une refonte des statuts de nombreux personnels, de créer d’autres liens avec des élus qui s’ils aiment autant participer aux martiales commémorations qu’aux inaugurations d’expositions sont rarement des contributeurs nets à la compréhension de l’histoire de l’art…

A2- Avoir un nombre réduit de (4) domaines de compétence par Direction,

Avec un soutien logistique commun (simplification des aides) de nouveaux engagements à plus long terme des soutiens en remplaçant les subventions par des crédits d’impôt -la suppression de taxes locales aux monuments historiques ouverts au public-

Il est souhaitable que l’administration partage une véritable vision de l’action culturelle : l’art ne change pas le monde, les artistes permettent d’accompagner tous les changements de notre réflexion collective pour « élever » chacun à sa réalisation individuelle.

A3 Autonomiser les Etablissements publics

A la manière de la réforme des universités, il n’est pas souhaitable que chacun des musées, des écoles d’art entre dans un « marché » culturel. L’Etat en revanche n’est ni un bon collectionneur, ni un bon marchand. Demain, il n’y aura plus de raison d’être aux bibliothèques d’antan puisque chacun pourra avoir accès à tous les enregistrements musicaux, photo et cinématographiques, tous les livres, journaux. Il convient donc d’orienter chacun vers la victoire sur des défis immenses : technologiques, philosophiques ou religieux.

A4- Créer un espace dédié aux initiatives privées et aux partenariats culturels

Le mécénat privé n’est pas uniquement une question de loi fiscale : nombre d’initiatives personnelles, souvent familiales (Fondations, Fonds de dotation) sont actuellement bridées par des volontés (clientéliste ?!) d’aider à la pratique artistique. Il faurt les rechercher et les aider à se fédérer en acteurs de l’économie numérisée. Les peintres du dimanche ne sont pas, ne seront jamais des artistes : il n’y a guère que la littérature qui ait accueilli parfois des non professionnels de leur art, encore qu’ils soient souvent enseignants…

B- Communiquer sur les défis culturels majeurs

1) Rappeler que la langue permet le débat et la Fraternité en utilisant la Laïcité comme vecteur de tolérance
2) Elever le niveau éducatif pour innover et s’adapter aux changements
Intégrer l’histoire, l’histoire de l’art, du droit et des sciences, les langues de notre géographie (avec priorité au Français et à l’Anglais de l’Ecole Primaire à l’Université) dans les programmes scolaires avec des objectifs clairs du savoir. Revaloriser les centres d’excellence du Collège de France aux écoles d’Opéra, les Conservatoires en maintenant un pourcentage élevé de professeurs étrangers tout en exigeant la réciprocité au moins en Europe
3) Diffusion de cultures de qualité au plus grand nombre, y compris en milieu rural
Recruter les auxiliaires de vie d’éducation, de santé aussi sur la base de compétences annexes acquises par tout cursus éducatif validé par une échelle de points à compétence égale : langues, activité artistique
Faire entrer les artistes à l’école et les écoles dans les musées et centres d’art à la rencontre des artistes et des médiateurs, en particulier pour les métiers d’art et l’artisanat dans sa filière de formation et d’excellence.
Imaginer le bénévolat qui entoure les migrants sur le plan culturel : apprendre la langue française, autour des retraités de l’enseignement, de la magistrature et de l’industrie. Susciter des créations de services aux particuliers et aux entreprises dans le domaine culturel.
4) Favoriser les partenariats et échanges interdisciplinaires
Parce que la culture est une immensité où l’horizon recule en permanence, l’exercice doit être encouragé, comme le passage de bénévole ou amateur à professionnel d’un domaine. Favoriser l’entrepreneuriat culturel est une nécessité. Le rapporteur LR de la mission reconnait que les musées ne sauraient atteindre l’équilibre budgétaire sans un coup de pouce. Bien entendu mécénat et fiscalité sont des encouragements bien timides pour les plus faibles des acteurs culturels (théâtre de rue, troupes, orchestres et chorales) donc il convient de mettre à disposition des moyens de communication des collectivités des projets culturels à vocation éducative, touristique, sociale afin de lutter contre tous les communautarismes.

C- Mettre en place les outils du changement culturel

Depuis le slogan « Changer la Vie » les communicants politiques ont visé plus près du quotidien mais l’avènement des objets connectés, du haut débit, ont de fait changé la vie de tous nos concitoyens …mondialisés « à l’insu de leur plein gré »
L’Etat et le secteur public doivent ils être acteurs du marché (de l’art , des industries culturelles) ? Si oui comment et dans quelles limites ? Faut-il n’accueillir au musée que les œuvres d’artistes de plus de 70 ans comme Kanweiler le suggérait ? Faut-il continuer les FRACs de la même manière ? Si deux se singularisent par leur support (vidéo , architecture), le virage pris il y a plusieurs années de contrer le musée hors les murs de Malraux ou celui imaginé par Michel Ragon, ne banalise –t-il pas ces fonds en engageant les deniers publics sur des sentiers rebattus de musées paquebots architecturaux à résistance variable au temps ?
Que penser de ces propositions locales où la collectivité propose aux frais du contribuable des « actions culturelles » fonctionnarisées -ou contractualisées auprès d’artistes méritants- où les spectateurs contribuent librement, c’est-à-dire peu ou pas, où parfois on confond participation des « habitants » et action sociale ?
Pourquoi les élus proposent-ils encore des actions culturelles au lieu simplement d’aider celles qui émanent des artistes et des centres d’art, de culture ou de rencontre à éclore dans de meilleures conditions ?

Constat :
Plus de déserts médicaux, plus de chômage, plus de taxes, plus de défiance envers la politique et les élites au pouvoir mais ..
Plus d’ouverture aux jeunes qui maîtrisent des techniques nouvelles, aux autres cultures (quelle bourgade n’aurait aucun restaurant Thaï, Turc ou Chinois ; quel retraité aisé n’a pas voyagé aux Amériques en Asie ou en Afrique), plus de fréquentation des musées et expositions, des festivals (elle a triplé en 20 ans mais quasiment tous les « petits» souffrent et voient leur pérennité remise en cause à chaque tour de vis budgétaire, bien plus que les budgets d’investissement « ronds points » où l’on voit fleurir des installations toutes plus ou moins ratées et ô combien coûteuses, à de rares exceptions près (par exemple près de nous dans le Cher, au canal latéral à la Loire à Boulleret et à Beffes) quand bien même l’artiste ne serait pas le résultat d’une commission.
La gauche (une partie militante) a voulu à tort que l’élargissement de l’art à des domaines plus populaires englobât les pratiques amateures, alas ! Ainsi ont fleuri sans frontière politique les salons de peintres du dimanche où sont distribués prix et médailles, le plus souvent au nom du plus mauvais goût, à l’impact désastreux pour les artistes véritables et pour le public. Musique et danse, littérature sont moins victimes que les arts plastiques du fait de l’immanente auto-évaluation de leur pratique même.
Moins d’attirance pour la science dont les excès ou les analyses booléennes des climats font craindre les conséquences de nos choix quotidiens –guidés-
Moins de références : les réseaux sociaux en encourageant la prise de parole font émerger la violence comme argument, le rappel des précédents –caractéristique de la société humaine de l’écrit- est combattu par la prétendue spontanéité intuitive, collective …et communautaire.

A partir de ce constat, partagé largement car strictement factuel, comment bâtir un …Ministère ? Pour quelle stratégie cohérente vu les contraintes du budget de la Nation et avec quelle interprétation des nouvelles mesures de nos voisins et partenaires, notamment latins qui mettent en parallèle l’augmentation des budgets de défense et de culture ?

Mettre en place une stratégie cohérente
1) Réseaux numériques
2) Banques de données hétérogènes multisourcées

3) (Ré)Introduire composante culturelle dans toutes les manifestations festives aidées
4) Aider les jeunes à fréquenter les lieux de culture y compris dans les campagnes, les cités.
5) Animer les réseaux culturels notamment la coopération collectivités / Etat, les relations « transversales » culture/action sociale, culture /aménagement du territoire, culture / environnement et développement durable, culture et tourisme, Culture et langues étrangères/échanges intra-européens et internationaux…

Procéder avec méthode
1) Procéder à la simplification du système d’aides en abolissant le formatage et en favorisant collaborations et transversalités
2) Centrer les efforts budgétaires sur l’éveil des plus jeunes
3) Expérimenter tant en milieu urbain qu’en milieu rural
4) Evaluer les actions par typologie des acteurs (par domaine culturel ou artistique, par taille et par budget / visiteur ou spectateur) et suivre les modèles performants : excellence ou efficacité budgétaire ne sont pas nécessairement opposables. Ainsi on verra que tel investissement, tel projet, tel établissement est moins performant qu’un réseau privé ce qui permettra des ajustements notamment du personnel permanent et saisonnier. La culture est probablement une source d’emplois.

Références Bibliographiques succinctes
1- http://www.liberation.fr/debats/2016/09/12/pour-que-les-arts-visuels-ne-soient-plus-le-parent-pauvre-de-la-culture_1490991
2- http://www.vulture.com/2016/09/tyranny-of-art-history-in-contemporary-art.html?mid=fb-share-vulture Jerry Salz sept 2016
3- http://www.culturecommunication.gouv.fr/Politiques-ministerielles/Etudes-et-statistiques/L-actualite-du-DEPS/Les-representations-de-la-culture-dans-la-population-francaise-CE-2016-1 JM Guy sept 2016
4- http://www.parti-udi.fr/actualite-mais-ou-va-donc-la-politique-culturelle-.html
5- http://groupe-udi.fr/tag/culture/
6- http://www.observatoire-culture.net/rep-rencontres/rub-rencontre/ido-117/3emes_assises_nationales_des_directeurs_des_affaires_culturelles_des_collectivites_territoriales_dac.html

Notes:
1 Créateur et administrateur du Parc de Sculptures Contemporaines du Donjon de Jouy, 18600 Sancoins depuis un septennat), blogueur, chercheur en pharmacologie et chef d’entreprise innovante du pôle de compétitivité MEDICEN en Ile de France

2 Bill Ivey, Art Inc.

3 BHL, Houellebeck parmi d’autres

4 M Valls, JP Chevènement, mais aussi B Lemaire !

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