logo
Adresse de l'article https://www.lagazettedescommunes.com/496115/opendata-le-laboratoire-dinnovation-auverhonalpin-prend-ses-marques/

NUMÉRIQUE
Opendata : le laboratoire d’innovation Auverhônalpin prend ses marques
Françoise Sigot | Régions | Publié le 21/03/2017

Le laboratoire d’innovation de la région Auvergne Rhône-Alpes, @archipel, souhaite fédérer une large communauté d’acteurs autour de la diffusion et de l’utilisation de la donnée publique. Une première réunion de travail a réuni, le 17 mars, des représentants de l’administration et des collectivités afin de faire naître des projets concrets autour de l’open data public.

Internet Concept

Eparpillées, isolées, mal connues, les données produites par l’Etat et les collectivités territoriales sont pourtant susceptibles d’intéresser nombre d’utilisateurs publics comme privés. Partant de ce principe, le laboratoire d’innovation sociale de la région Auvergne Rhône-Alpes, lauréat, comme ses 11 autres homologues du Programme d’investissements d’avenir, au titre du fonds « transition numérique de l’Etat et modernisation de l’action publique », se lance le défi de donner plus de visibilité et de lisibilité à ces ressources.

« Nous souhaitons partager ces données pour créer de la plus-value. Pour cela, il nous faut chercher et expérimenter des projets régionaux relatifs aux politiques publiques et au fonctionnement de l’administration », a résumé Gladys Morales, chargée du numérique à la préfecture de région Auvergne Rhône-Alpes, lors du lancement d’@archipel. Organisée sous forme d’ateliers réunissant des représentants de l’Etat et des collectivités, cette première étape visait à esquisser les contours de ces projets.

Montrer la valeur ajoutée de l’opendata

Les participants ont travaillé sur trois thématiques :

  1. la sensibilisation des agents à l’innovation et à la donnée ;
  2. la diffusion et la réutilisation des données publiques
  3. et l’accompagnement des collectivités locales dans la diffusion de leurs données.

Sur le dernier point, un consensus s’est dégagé pour entreprendre des actions de sensibilisation des élus et des chefs de services à la diffusion de la donnée. « Il faut absolument un portage politique », ont conclu les participants à cet atelier, plaidant aussi pour que cet objectif soit incarné par « des projets concrets expérimentés à l’échelle d’une ou plusieurs collectivités, afin de prouver que l’open data peut être un vecteur de valeur ajoutée ».

Sur l’utilisation des données, les intervenants ont plaidé pour une normalisation des systèmes de diffusion et une valorisation, voire la création d’un catalogue des réutilisations des données déjà produites. « Sans outil normé et sans suivi, les données ne pourront pas être véritablement exploitées », ont insisté les acteurs des ateliers.

Un autre grand dessein vise à former chaque agent à la culture de la donnée et à communiquer très largement auprès des citoyens pour qu’ils sachent que les données publiques leurs sont ouvertes.

Les premiers projets sont déjà lancés

Sans attendre ces débats, @archipel a déjà engagé son plan d’action qui commence à se décliner en initiatives concrètes. Ainsi, le projet Urb@Data, accompagne les acteurs publics locaux dans la diffusion de leurs données sur le plan réglementaire et technique. A terme, il deviendra la plateforme régionale de centralisation de ces informations.

Un module de e-formation des agents à la donnée devrait également voir le jour très vite en collaboration avec le CEREMA (Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement).

Un autre vise à créer un outil participatif qui, mis à disposition de tous les agents, leur permettra de proposer des idées d’amélioration de l’organisation du travail. Restera ensuite à s’ouvrir à l’ensemble des citoyens pour qu’ils puissent se saisir des données publiques et surtout faire part de leurs attentes et de leurs besoins, permettant ainsi aux agents de l’Etat et des collectivités de bien cerner quelles sont données attendues.

@rchipel a choisi pour cela d’ouvrir un espace d’accueil en centre-ville de Lyon. Accessible à tous, ce site opérationnel fin mai, sera doté d’espaces de travail collaboratifs. Il devrait être le substrat sur lequel germeront des expérimentations, ou des projets de création d’entreprise et ainsi au final, les futurs outils d’amélioration et de modernisation du service public.

POUR ALLER PLUS LOIN