logo
Adresse de l'article https://www.lagazettedescommunes.com/494008/la-mobilite-est-elle-toujours-financee-de-maniere-satisfaisante/

VERSEMENT TRANSPORT
La mobilité est-elle toujours financée de manière satisfaisante ?
Gabriel Zignani | Réponses ministérielles | Réponses ministérielles | Réponses ministérielles finances | Publié le 09/03/2017

Avec près de 7 Md€ par an, le versement transport (VT) constitue la principale source de financement de l’investissement et du fonctionnement des transports collectifs en Île-de-France et dans les ressorts territoriaux des autorités organisatrices de la mobilité. Le Premier ministre a annoncé le 9 juin 2015, dans le cadre des mesures en faveur de l’emploi dans les très petites entreprises (TPE) et les petites et moyennes entreprises (PME), le relèvement de neuf à onze salariés du seuil d’assujettissement des entreprises au VT.

La compensation de la baisse des recettes pour les autorités organisatrices de la mobilité consécutive à cette mesure est prévue par l’article 15 de la loi du 29 décembre 2015 [1] de finances pour 2016, de sorte que la mesure n’a pas d’impact sur les ressources des autorités organisatrices concernées. Une mission inter-inspections a été confiée à l’inspection générale des affaires sociales et au conseil général de l’environnement et du développement durable en vue de fixer les modalités précises de détermination des compensations à verser aux autorités organisatrices.

Les conclusions de cette mission ont été remises cet été à la ministre des affaires sociales et de la santé, au secrétaire d’État chargé de la mer et de la pêche et au secrétaire d’État chargé du budget. Ces recommandations sont en cours de mise en œuvre, notamment par l’intégration au projet de loi de finances rectificative pour 2016 d’un article précisant le dispositif de compensation et facilitant sa mise en œuvre. S’agissant de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), la refonte au 1er janvier 2014 des taux a conduit à fixer le taux normal à 20 % et le taux réduit à 10 %. Le transport public de voyageurs, qui est soumis au taux réduit, supporte donc une TVA de 10 % depuis le 1er janvier 2014.

Cette refonte concourt au financement du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), dont la mise en place répond aux préoccupations exprimées par les professionnels, y compris ceux du secteur de la mobilité durable, quant à la sauvegarde des emplois et au maintien de leur compétitivité. Le secteur des transports, intensif en main d’œuvre, bénéfice de ce dispositif, qui permet de contrebalancer les effets de la hausse de la TVA.

REFERENCES