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ARCHIVES
Où iront les archives du Transfo ?
Hélène Girard | Actualité Culture | France | Publié le 19/02/2017 | Mis à jour le 13/11/2019

L’ex-agence de développement culturel d’Auvergne, Le Transfo, a été dissoute le 5 janvier à la suite de l’arrêt des subventions de la nouvelle région Auvergne-Rhône-Alpes. La question de la conservation de sa mémoire, longue de dix années, utile aux historiens des politiques locales, mais aussi aux acteurs culturels, se pose maintenant.

Shelf with FoldersLe 30 janvier 2017, Le Transfo [1], agence de développement culturel de la région Auvergne, a diffusé sa dernière lettre d’information [2]. Cette structure a été dissoute le 5 janvier, à la suite de la décision de la nouvelle région Auvergne-Rhône-Alpes de ne pas continuer à la subventionner.

Production de connaissances

Loin de se livrer à un traditionnel plaidoyer post-mortem, la structure a fait œuvre utile jusqu’à la dernière heure, en indiquant à ses lecteurs la destination des informations accumulées pendant dix ans au titre de ses missions de production de connaissances et de collecte de données sur le secteur culturel auvergnat (annuaires, agendas, productions éditoriales). Ces archives, sous forme numérique, sont désormais consultables sur le portail opendata [3] de la région, et dans le cloud.

« Pour le reste, à l’avenir, nous vous invitons à prendre contact avec le service culture de la région », précisent prudemment les responsables de l’ex-agence.

Conscience archivistique

« Le reste », ce sont d’autres archives dématérialisées et imprimées. Entre les données dont le Transfo a d’ores et déjà fléché la destination et toutes les archives qu’il a produites pendant dix ans, se trouve accumulé tout un fonds documentaire qui intéressera à l’avenir des experts et chercheurs sur les politiques publiques en général et la culture en particulier. Gageons que la conscience archivistique de la région s’appliquera à ce gisement. Soit en le prenant en charge, soit en confiant sa conservation à un service d’archives publiques, départemental ou municipal. Faute de quoi, les professionnels des archives auraient sous les yeux un épisode de disparition de la mémoire d’une agence culturelle.