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POLITIQUES CULTURELLES
Ce qu’il faut retenir des dix derniers jours
Hélène Girard | France | Publié le 07/02/2017 | Mis à jour le 21/02/2017

Education artistique et culturelle, parité dans le secteur de la culture et des arts, sort de l’Association régionale d’information et d’action musicale d’Ile-de-France (Ariam) constituent les principaux thèmes de la dernière décade.

Masks with theatre concept

1 – Comment réformer la gestion de l’éducation artistique et culturelle ?

A la demande du Premier ministre, la députée (PS) de Gironde, Sandrine Doucet, a réalisé un bilan de l’éducation artistique et culturelle (EAC) assorti de 30 préconisations pour tendre vers l’objectif gouvernemental d’une généralisation à tous les jeunes dans et en-dehors de l’Ecole.

De son rapport, remis le 1er février 2017 à Matignon, se dégagent 10 points, qui constituent des clefs pour améliorer la gouvernance territoriale de l’EAC [1].  Des éléments de réflexion arrivés à point nommé, au moment où se met en œuvre la réforme territoriale, et où les conférences territoriales de l’action publique (CTAP) commencent à se réunir.

2 – Parité culturelle : comment l’Etat met la pression sur les collectivités

Autre démarche au long cours, celle de l’égalité entre hommes et femmes. La culture et les arts, comme la plupart des autres secteurs, affichent un piètre bilan. Le ministère de la Culture s’est doté d’un « observatoire » au sein de son département d’études et statistiques (DEPS) et d’une « feuille de route » sur le sujet. Document qui permet de voir comment l’Etat peut, indirectement, faire pression sur les collectivités [2] pour tendre vers la parité culturelle. L’Observatoire de la parité dans la culture doit publier un nouveau bilan chiffré le 8 mars, journée internationale de la femme.

3 – Opérateurs  culturels des collectivités : la fin programmée de l’ARIAM intensifie l’inquiétude des professionnels

Du côté des agences culturelles territoriales [3] et autres associations qui jouent le rôle d’opérateur auprès des collectivités, l’horizon reste incertain. Notamment pour les structures régionales, dont certaines attendent encore que les nouveaux exécutifs régionaux déterminent leur engagement financier à leur égard. Ce qui, la plupart du temps, revient à statuer sur leur sort : poursuite ou cessation des activités. Alors que Le Transfo, ex agence de développement culturel en Auvergne, a fermé ses portes [4] le 5 janvier 2017, la nouvelle région Auvergne-Rhône Alpes ayant cessé de lui verser sa subvention, l’Association régionale d’information et d’action musicale [5] (ARIAM), lieu de ressources et de formation pour les enseignants, que la région Ile-de-France a décidé de ne plus financer, se prépare, elle aussi, à une disparition programmée [6].