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Santé

Le chômage nuit à la santé

Publié le 28/09/2018 • Par Alexia Eychenne • dans : A la Une santé social

financement sécurité sociale santé
©nito - stock.adobe.com
Une étude de l’association Solidarités nouvelles face au chômage alerte sur les risques physiques et psychiques liés à la perte d’un travail. 10 000 à 14 000 décès par an seraient imputables au chômage. Un phénomène mal documenté, que le système de soins et le service public de l’emploi peinent encore à prendre en compte.

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« Le chômage nuit à la santé de celles et ceux qui le vivent. » Tel est le constat de Solidarités nouvelles face au chômage (SNC), association d’aide aux personnes en recherche d’emploi, dans un rapport présenté le 20 septembre. Un phénomène méconnu, faute de données.

Les chômeurs sortent des radars de la médecine du travail. Les chiffres de la Cnam ne différencient pas les demandeurs d’emploi des actifs « occupés ». Et les soignants ne sont pas formés à évaluer les conséquences de la perte d’un emploi. Des études disparates et le rapport de SNC laissent pourtant percevoir que les chômeurs sont en moins bonne santé que les autres actifs.

Stress, troubles du sommeil…

Selon le rapport, 34 % des demandeurs d’emploi ont vu leur santé se dégrader. L’inactivité forcée provoque une « usure psychologique et physiologique ». 39 % souffrent de troubles du sommeil et 8 % de symptômes dépressifs, contre 31 et 4 % des travailleurs. 11 % ont vu s’aggraver des maladies chroniques – diabète, hypertension, eczéma…

« Je connais des problèmes de sommeil et de stress qui s’accompagnent de maux de dos, de problèmes de digestion, d’angoisse et de palpitations », témoigne une chômeuse de longue durée interrogée lors de l’étude. « Les chômeurs ne sont pas plus fragiles que les autres, ils sont fragilisés par le traumatisme de la perte d’un emploi », a insisté le psychiatre Michel Debout.

Les sentiments d’insécurité, de culpabilité, de dévalorisation et d’isolement aggravent le risque d’addictions et de suicide, ce dernier étant 2,2 fois plus fort chez les chômeurs.

Habitudes alimentaires

Parce que le chômage bouleverse le quotidien, ses conséquences sont aussi indirectes. Plus d’un tiers des demandeurs d’emploi jugent que la perte de leur poste ébranle leurs habitudes alimentaires.

Ne plus travailler provoque souvent une baisse de l’activité physique, le repli vers des aliments de moins bonne qualité et des troubles alimentaires.

La part de personnes obèses parmi les chercheurs d’emploi est supérieure de 42 % à celle des actifs occupés. Toutes causes confondues, Pierre Meneton, chercheur à l’Inserm, évalue entre 10 000 et 14 000 le nombre de décès imputables chaque année au chômage.

Renoncement aux soins

Malgré une santé plus fragile, les demandeurs d’emploi sont aussi moins nombreux à consulter. 40 % d’entre eux ont renoncé à au moins un soin pour raisons financières.

Au-delà de la contrainte économique, ce renoncement s’explique par des facteurs sociaux, tels que la méconnaissance des droits, ou psychologiques : le chômage irait de paire avec une « moindre priorisation des problèmes de santé dans une situation sociale instable » et une « négligence de l’écoute de son corps dans un contexte de restriction des besoins ».

Un meilleur suivi

SNC exhorte l’État, Pôle emploi et la Cnam à élaborer un meilleur suivi des demandeurs d’emploi. L’association suggère que Pôle emploi signale aux CPAM et à leurs médecins les personnes sans travail depuis plus de six mois, pour les inciter à une visite médicale bilan.

Une convention entre Pôle emploi et la Cnam permettrait de désigner un référent dans chaque agence Pôle emploi et de rédiger des guides sur les droits à la santé, y compris ceux des chômeurs en fin d’indemnisation.

« Nous avons des progrès à faire sur la formation que nous donnons à nos agents pour aborder ces questions-là », a admis Firmine Duro, directrice des partenariats de Pôle emploi.

Les médecins pourraient être sensibilisés aux risques liés au chômage pour participer à la prévention. Mieux intégrer ce facteur dans les cohortes de santé aiderait enfin à sortir le sujet du trou noir épidémiologique dans lequel il est aujourd’hui plongé.

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