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Funéraire : Accompagner les familles, le savoir-faire du service public

Publié le 25/10/2010 • Par Hervé Jouanneau • dans : Dossiers d'actualité

Les gestionnaires de crématorium tendent à personnaliser le rituel des obsèques.

C’est sans aucun doute le moment le plus délicat de la cérémonie de crémation : après les derniers hommages rendus au défunt et le recueillement silencieux des plus proches, le cercueil est emporté pour un dernier voyage, celui de la mise à la flamme. « Ce moment est souvent mal vécu, il est perçu comme violent et cela empêche souvent les enfants ou petits-enfants d’y assister », constate Morgane Caerou, directrice des pompes funèbres municipales de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), qui réfléchit à la mise en place d’un nouveau cérémonial avec un agent chargé de « la qualité des cérémonies ». « Nous souhaitons créer un film qui permettra à tous d’accompagner le défunt jusqu’à l’ultime instant avec, je l’espère, davantage d’humanité », précise-t-elle.

S’adapter aux demandes
La préfecture des Côtes-d’Armor n’est pas un cas isolé dans sa recherche de qualité. Depuis quelques années, les gestionnaires de crématorium multiplient les initiatives en direction des usagers. « Si les aspects technologiques et environnementaux de la crémation ont été résolus en grande partie, l’enjeu consiste aujourd’hui, pour le service public, à accompagner le mieux possible les familles endeuillées, notamment en améliorant sans relâche l’organisation et le contenu des hommages rendus aux défunts », résume Marie-Christine Monfort, chef du service des crématoriums à Lille métropole (Nord).
La réflexion n’est pas nouvelle. Mais force est de reconnaître que les opérateurs en font une priorité. Au point de faire école, comme dans l’Hérault, à Montpellier ou à Béziers, où la cérémonie de crémation a été entièrement révisée pour s’adapter aux demandes des familles. « Nous avons mis en place un dispositif basé sur la personnalisation des obsèques. Celui-ci comprend des diaporamas, des textes et des musiques évoquant le souvenir du défunt, qui sont apportés par la famille », explique Manuel Sauveplane, directeur général des pompes funèbres des communes occitanes, plus connues sous le nom de « Pech bleu », à Béziers.

La démarche, qui a inspiré nombre de villes, ne se limite pas aux salles du crématorium. Une dimension esthétique est de plus en plus recherchée dans la création des espaces de dispersion. C’est le cas de Béziers avec « La circulade des pensées », vaste site paysager parcouru par un chemin éclairé au sol, bordé de bancs et où sont diffusées « des musiques apaisantes ». A Poitiers (Vienne), comme à Saint-Ouen-l’Aumône (Val-d’Oise), l’espace de dispersion se transforme en « parc mémorial » et décline des lieux de mémoire sous des formes végétales (arbres, rosiers, etc.) afin d’aider à l’accomplissement du deuil.

Besoin de reconnaissance
« Les élus locaux doivent réaliser que les familles qui désirent bénéficier d’une sépulture cinéraire ont les mêmes attentes que celles qui choisissent une sépulture dans un cimetière », observe Pierre Vidallet, président de l’Union des gestionnaires de crématoriums français. « Le site cinéraire a autant d’importance qu’un cimetière. C’est un endroit où il y a un cheminement, un besoin d’intimité », affirme-t-il.

Les gestionnaires de bon nombre de crématoriums ont pris l’habitude, en réponse à ce besoin de reconnaissance, d’organiser chaque année des « temps de mémoire », pour rassembler ceux qui ont perdu un proche et choisi ce mode de funérailles. A Lille, cette réunion prend la forme « d’un temps fort de recueillement organisé à la Toussaint », indique Marie-Christine Monfort. « Autour d’une évocation symbolique des défunts, les maîtres de cérémonie donnent lecture de textes circonstanciés, le tout ponctué par la prestation d’un artiste musicien », détaille-t-elle.
Un cas particulier est celui des disparitions périnatales. « La crémation collective des enfants nés sans vie donne lieu à la tenue d’une cérémonie semestrielle au cours de laquelle les cendres sont dispersées dans le puits du souvenir. Une stèle a, par ailleurs, été érigée dans l’enceinte du crématorium », ajoute Marie-Christine Monfort.

L’accompagnement des familles est une préoccupation également concrète dans l’organisation même des bâtiments. Le crématorium des Yvelines, inauguré le 30 septembre aux Mureaux, s’articule ainsi autour d’un hall, d’un salon d’accueil, d’une salle d’attente et de deux salles de recueillement. « Celles-ci ont été conçues afin que la famille puisse honorer le défunt dans la plus grande sérénité, explique-t-on à la mairie des Mureaux. Les matières et les teintes utilisées ont été choisies pour créer une atmosphère douce et apaisante. Dans chaque salle, une large porte latérale travaillée avec raffinement symbolise le passage entre notre monde et celui des disparus. »

Nouvelles technologies
Par ailleurs, des projections peuvent être organisées pendant les cérémonies, « à partir d’un CD, d’un DVD ou d’une clé USB ». A l’heure d’internet, des retransmissions à distance sont également prévues pour les personnes ne pouvant pas se déplacer. Un service nommé « Mémoriance » devrait même permettre aux familles d’accéder à une page consacrée au défunt accueilli dans l’établissement. Un « Facebook » funéraire, en quelque sorte, également à l’étude à Lille et à Béziers…

La crémation, plus économique ?

Souvent présenté comme un mode de funérailles plus sobre et écologique, la crémation présenterait également un intérêt économique pour les familles. En effet, on estime à environ 2 500 euros le coût d’une crémation et à 3 500 euros celui d’une inhumation. Une différence de 1 000 euros en moyenne qui, selon certains observateurs, tendrait à s’estomper au regard notamment des nouvelles dispositions législatives (retour privilégié de l’urne vers un lieu public), qui amènent les entreprises de pompes funèbres à valoriser leurs offres de services. Au demeurant, selon une enquête Ipsos publiée le 30 septembre et commandée par les services funéraires de la ville de Paris, 84 % des Français jugent le coût des obsèques élevé ou très élevé, mais considèrent que leur financement doit rester une affaire privée.

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Commentaires

Funéraire : Accompagner les familles, le savoir-faire du service public

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Serge Duval

19/09/2014 01h49

L’article présente des bons aperçus des différences et les similarités entre la crémation et l’inhumation. J’ai assisté aux deux sortes de services et je ne trouve pas une préférence. Plutôt, je trouve que les deux peuvent être agréables (malgré la tristesse évidemment). Merci pour le partage.

Serge

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