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Travailler avec : l’association française pour l’information géographique

Par • Club : Club Techni.Cités
Sources : Technicités 

L’Afigéo œuvre à la mise en réseau des acteurs du territoire en matière d’information géographique. Si ses missions ont évolué au fil du temps, elle reste l’un des principaux interlocuteurs, avec le Conseil national de l’information géographique, sur les enjeux relatifs à la diffusion des données géographiques sur les territoires.

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Régie par la loi de 1901, l’association française pour l’information géographique (Afigéo) (1) a été créée en 1986. « Nous étions à un moment où l’on prenait conscience du potentiel de l’information géographique et où l’on s’est dit : que fait-on ? », explique Yves Raillant, délégué général de l’Afigéo.

Depuis sa création, l’association a participé aux évolutions réglementaires qui ont contribué à modifier le paysage de l’information géographique en France, notamment à la mise en œuvre de la directive européenne Inspire du 14 mars 2007, qui enjoint les États membres à diffuser l’information géographique sur leurs territoires. « Nous avons travaillé très tôt sur la directive. Nous portions déjà l’idée que l’information géographique n’était importante que si elle était partagée », commente le délégué général.

L’Afigéo, un observatoire du milieu professionnel

Encore aujourd’hui, le but de l’Afigéo est de concourir au développement du secteur de l’information géographique, en France et à l’international. L’association est organisée autour de trois pôles : le pôle formation-recherche, qui rassemble des acteurs académiques et universitaires ; le pôle entreprises-industries, qui rassemble les entreprises du secteur ; et enfin le pôle usages-utilisateurs, qui rassemble les collectivités territoriales et les services de l’État.

En 2016, elle compte environ 200 adhérents. « Ce sont des sociétés privées, des régies, des départements, des EPCI, ou encore des universités, des écoles… », détaille le délégué général. Une fois par an, l’Afigéo organise des rencontres nationales. « Notre but est non seulement de faire un observatoire de notre milieu professionnel, mais aussi de faire se rencontrer ses acteurs », résume-t-il.

Session en plénière dans l’auditorium du palais des congrès de La Baule.

Travail d’inventaire et mise en réseau

En parallèle, l’association réalise chaque année un catalogue des infrastructures de données géographiques (IDG). En 2016, elle a bénéficié de l’appui du Cerema pour faire évoluer son offre, le but étant, à terme, de transformer le catalogue papier en un annuaire numérique. « L’idée, c’est de mettre en place un observatoire, qui rend compte de la dynamique de l’évolution des plateformes », résume Marie-Neige Lebourg, du Cerema.

Côté collectivités, l’Afigéo anime depuis 2009 le réseau des CRIGEs (centres régionaux d’information géographique, NDLR). « En même temps qu’Inspire, il y avait des actions à mener sur le rôle des acteurs des territoires. On s’est aperçu que les centres régionaux étaient l’échelle pertinente pour ce type d’actions », ajoute le délégué général. D’abord axé sur la mutualisation des achats pour les fonds topographiques, le réseau des CRIGEs a peu à peu étendu ses missions pour aller vers celle de la mise en réseau des acteurs.

Mutualisation des ressources entre l’Afigéo et le CNIG

Grâce à cette mise en réseau, le Sdis de Vendée a notamment pu se coordonner avec le GIP ATGERI-PIGMA (basé en région Aquitaine, NDLR) afin de mutualiser les données géographiques, et être plus réactif en cas de crise. « Nous sommes sur le terrain. Notre but, c’est de travailler sur un sujet, et de mettre en œuvre un consensus pour y parvenir », résume le délégué général.

Tandis que l’Afigéo œuvre auprès des acteurs de terrain, son pendant national et ministériel, le Conseil national de l’information géographique (CNIG) s’est lui aussi progressivement ouvert aux acteurs de l’information géographique. Des rumeurs de rapprochement ont été émises ces derniers mois. « Nous resterons deux entités distinctes, mais nous allons travailler à une mutualisation des ressources. Ensemble, on est plus fort », confirme Yves Raillant.

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