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ABSTENTION
Mal-inscription : « les politiques n’ont aucun intérêt à parler d’abstention »
Blanche Bourgeois | France | Publié le 09/12/2016 | Mis à jour le 12/12/2016

La mal-inscription sera l’un des grands enjeux du taux de participation des Français aux élections présidentielles et législatives. Ce phénomène, qui désigne les Français qui sont inscrits dans un bureau de vote qui ne correspond plus à leur lieu de résidence, pose problème dans la démocratie française qui se veut la plus représentative possible. La sociologue Céline Braconnier, directrice de Sciences-Po Saint-Germain en Laye et co-auteure de "La démocratie de l’abstention", répond à nos questions.

 

Combien de Français sont aujourd’hui mal inscrits en France ?

On estime aujourd’hui que les mal inscrits, c’est-à-dire celles et ceux qui n’habitent plus à proximité de leur bureau de vote, tout en étant bien présents sur les listes électorales représentent plus 9 millions de Français. 7,5 millions vivent en dehors de leur commune d’inscription et un peu moins de 2 millions vivent toujours dans la même commune mais ne sont plus inscrits dans le bon bureau de vote. 28% des gens inscrits dans une autre commune vont s’abstenir contre 14% pour ceux qui ne sont plus dans le bon bureau de vote tout en continuant d’habiter dans la même ville. La mal-inscription créé donc clairement de l’abstention, tout particulièrement quand on habite loin de son ancien lieu de ...

REFERENCES

La démocratie de l'abstention. Aux origines de la démobilisation électorale en milieux populaires, Gallimard, Paris, 2007


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