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Environnement

Décharge d’Audenge : le justice met fin à trente ans de polémique

Publié le 22/10/2010 • Par Karine Ménégo • dans : Actu juridique, Régions

La ville d'Audenge (Gironde) doit gérer le retraitement d'une décharge de trente mètres de hauteur. La justice a reconnu le 18 octobre que les anciens gestionnaires du site avaient dissimulé le stockage de 100 000 tonnes de déchets de toute nature. La ville et les environnementalistes ne comptent pas en rester là.

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L’histoire remonte à plus de 30 ans. Le centre d’enfouissement technique d’Audenge (CET), une petite commune du bassin d’Arcachon, a été ouvert en 1974 sur autorisation préfectorale. Il s’agissait à l’époque de parer au mieux à l’afflux de déchets, lié d’une part à l’avènement de la société de consommation et d’autre part à l’accroissement démographique.
Vingt ans plus tard, la déchetterie accueille aussi des détritus de l’agglomération bordelaise, mais également ceux des départements limitrophes, la préfecture ayant validé une capacité annuelle autorisée à 150 000 tonnes.

Dès la fin des années 90, plusieurs associations environnementalistes dénoncent des irrégularités : camions qui passent à coté de la zone de pesage, véhicules arrivant de nuit tous phares éteints, etc. Le 25 avril 2005, l’ancienne équipe municipale et l’ancien sous-préfet décident de fermer le CET d’Audenge fin 2007. Mais ils peinent à trouver un nouveau site pour relocaliser cette décharge, qui est devenue la deuxième installation du département en terme de volume.
Aussi, le CET poursuit son fonctionnement, jusqu’à la faillite de la société gestionnaire : celle qui a été choisie par la mairie d’Audenge après appel d’offre en 2006, Edisit, est rachetée en 2008 par l’entreprise Ulysse. Quelques mois plus tard, le repreneur doit liquider et dénoncer au procureur de la République de Bordeaux de nombreuses irrégularités.

Au terme d’une enquête pour escroquerie, exploitation non autorisée d’installation classée et corruption active et passive, s’ouvre le procès en correctionnelle de trois des anciens responsables de l’entreprise gestionnaire (l’ex PDG Maurice Lecuyer, sa fille et son gendre) ainsi que du responsable environnement embauché par l’ancienne équipe municipale.
Le verdict est tombé le lundi 18 octobre 2010 : 18 mois de prison avec sursis et 50 000 euros d’amende pour l’ex PDG d’Edisit, sa filles et son gendre écopant d’amendes de 20 000 euros et de 10 000 euros ; seul le chef d’inculpation de corruption n’est finalement pas retenu. L’ancien responsable environnement, Mamadou Dia, en ressort blanchi.

Une première victoire
Un verdict qui n’est qu’une première victoire aux yeux des parties civiles : la ville d’Audenge, la Communauté de communes du bassin d’Arcachon nord (Coban) et l’association environnementaliste Sepanso. « C’est pour nous une très grande étape franchie de façon positive. Mais nous attendons un autre jugement pour le 6 juin 2011 : il répondra aux enjeux financiers et environnementaux du dossier », indique l’adjoint à l’environnement d’Audenge, Patrice Mailleux, selon qui « remettre en état le site représente un engagement sur 20 ans et un coût d’environ 20 millions d’euros. Or, notre budget annuel est inférieur à 4 millions d’euros et nous avons déjà augmenté les impôts de 27% l’an passé ».
Pour chiffrer le montant des dommages et intérêts qu’elle va demander, ainsi que le coût de l’intervention à conduire sur le site « un tas d’ordures de 30 mètres de haut sur 100 hectares qui a juste été sécurisé », la commune attend que la Préfecture lui délivre un arrêté de travaux.

Les autorités mises en cause
« L’attitude des services de l’Etat est inexplicable autrement que par de la corruption de plusieurs fonctionnaires », commente l’un des membres associatifs de la commission locale de surveillance (CLIS) du CET d’Audenge, Dominique Nicolas. « Pendant des années les représentants de l’Etat ont fermé les yeux, tous comme les élus locaux, alors que nous les avertissions des infractions énormes constatées de visu, que nous leur fournissions des analyses d’eau montrant que les cours d’eau étaient pollués par la décomposition des déchets … Nous n’en resterons pas là : l’association que je préside, Aquitaine Alternative, va attaquer l’Etat en justice pour mise en danger d’autrui », conclu le président de cette association affiliée à la Sepanso du Sud Ouest, qui s’est portée partie civile.

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Commentaires

Décharge d’Audenge : le justice met fin à trente ans de polémique

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Marie Gonin

22/10/2010 08h45

C’est pas très cher! 18 mois avec sursis! 50.000E d’amende pour l’un, 20.000 et 10.pour les autres! Combien en 20 ans cette décharge leur a-t-elle rapportée? et comment se fait-il que l’Administration manifestement defaillante echappe à toute sanction ?

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