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[Vu d'ailleurs] Insertion des jeunes

En Allemagne, un système de transition vers l’apprentissage très élaboré

Publié le 18/06/2018 • Par Michèle Foin • dans : A la Une santé social, Dossier Santé Social

Ecole Allemagne
Lauritz Afflerbach
Un million et demi de jeunes sont concernés par l’apprentissage en Allemagne, contre à peine 400 000 en France. Ce qui n’empêche pas les difficultés pour les moins qualifiés.

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Avec son taux de chômage des jeunes ridiculement bas (6,2 % des 15-25 ans), l’Allemagne fait figure de modèle d’intégration professionnelle en Europe. La proportion de jeunes Allemands ayant terminé leur scolarité initiale en étant ni en formation ni en emploi (NEET) n’était que de 9,6 % en 2016, contre 13,9 % en moyenne dans les pays de l’OCDE.

Filières professionnalisantes

Le « modèle dual » allemand a fait de l’alternance le cœur de son système éducatif. « En Allemagne, seulement 40 % d’une classe d’âge a le Bac (Abitur). L’Allemagne, contrairement à la France, n’a pas tout misé sur l’accès à l’université, mais valorise les filières professionnalisantes », explique ­Olivier Giraud, directeur de recherche au CNRS.

Un million et demi de jeunes sont concernés par l’apprentissage en Allemagne, contre à peine 400 000 en France. Mais alors que le système était relativement équilibré dans les années 2000 entre l’offre et la demande de places en apprentissage, le système connaît depuis des bouleversements.

Transition difficile

Avec une élévation importante du niveau d’éducation initiale, les moins diplômés se sont ainsi trouvés évincés de l’apprentissage par les plus diplômés, dans un contexte de diminution du nombre de places.

« Dans certains secteurs, où l’apprentissage coûte cher, où il nécessite trois voire trois ans et demi de formation, et où les postes de travail sont coûteux, les entreprises ont tendance à offrir moins de places en apprentissage. A contrario, les secteurs moins techniques à faible niveau de compétences ont besoin de cette main-d’œuvre bon marché et continuent à recruter des apprentis », confirme Olivier Giraud.

Pour les élèves sortant de la Hauptschule, les plus faibles du système éducatif, la transition vers le marché du travail est donc de plus en plus difficile.

Apprentissage : 200 programmes

Pour remédier à ce problème, les autorités publiques ont construit un système de transition vers l’apprentissage (Übergangssystem), très élaboré composé de près de 200 programmes différents. Les élèves dirigés vers ce système bénéficient d’une formation d’attente, le plus souvent scolaire, pour les préparer à entrer dans le système dual.

Il ne s’agit pas de formations certifiantes et les jeunes ne perçoivent aucune rémunération. En 2015, 28,3 % des élèves qui se destinaient à la formation professionnelle en ont bénéficié. Au final, seuls 6 % d’une classe d’âge quittent l’école sans titre scolaire.

Mais le nombre important de demandeurs d’asile fait craindre au gouvernement une augmentation de leur nombre, et pose un réel défi au système éducatif caractérisé par un fort déterminisme social. La démographie allemande étant à la peine, les jeunes issus de l’immigration ne viennent pas pour autant grossir les rangs du chômage, mais occupent pour l’instant les nombreux emplois de faible qualification.

Olivier Giraud, directeur de recherche au CNRS – Laboratoire interdisciplinaire pour la sociologie économique (Lise)

« Nous sommes loin d’une excellence généralisée »

« En Allemagne, la répartition des jeunes en fonction des trois filières d’enseignement renseigne beaucoup sur le destin et les modalités d’accès à l’emploi des jeunes. Dans ce pays, ce sont les entreprises qui financent l’essentiel de la formation professionnelle. Dans les secteurs techniques, elles font donc en sorte de délivrer elles-mêmes les contenus pointus importants. En revanche, dans les métiers peu valorisés, la formation est déplorable. Les contenus sont faibles, la discipline inexistante. Nous sommes loin d’une excellence généralisée. Le système est au contraire très polarisé. Ainsi, dans les écoles qui préparent aux métiers de la boulangerie, les jeunes sont mal payés, mal formés, viennent de milieux défavorisés, ont des difficultés sérieuses en allemand. Les profils d’élèves difficiles existent aussi en Allemagne. On les trouve dans un petit nombre de métiers peu valorisés, mais que les entreprises sont prêtes à accueillir parce qu’elles ont besoin de main-d’œuvre pour faire les tâches ingrates. Ce sont eux qui occuperont ensuite les emplois précaires de la nouvelle économie des services. »

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