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Réforme des retraites

Grève des ordures ménagères : Etat et espaces verts « à la ramasse »

Publié le 21/10/2010 • Par avec l'AFP Virginie Fauvel • dans : France

A Marseille, Toulouse ou bien encore Angers, les déchets s'amoncellent depuis la début de la grève des éboueurs contre la réforme des retraites. A Marseille, le préfet a réquisitionné les militaires, tandis qu'à Angers, la ville a choisi de recourir aux agents des services espaces verts et à un sous-traitant privé. Toutes deux invoquent des raisons d'hygiène et de sécurité sanitaire.

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Face aux ordures qui s’entassent à Marseille pour cause de grève des éboueurs du public, le préfet a choisi le 20 octobre 2010 de réquisitionner les hommes de la sécurité civile. 
La situation diffère à Angers où les déchets s’amoncellent aussi depuis 8 jours en raison d’une grève des services techniques. La mairie socialiste a aussi décidé de dégager des déchets. Elle a fait appel aux agents des services espaces verts mais ce, en accord avec les syndicats.

Sur le principe de l’exercice du droit de grève, ces initiatives chiffonnent syndicats et, parfois,  habitants.
« Envoyer l’armée pour nettoyer la merde du gouvernement, c’est aberrant », s’insurge Daniel Belani. « C’est une façon de casser le mouvement », renchérit un autre habitant, Albert Oliveri.
Pour les syndicats, cette opération, qui concerne les 12 arrondissements (sur 16) où la collecte des déchets est assurée par le public, est tout simplement « inadmissible » et « antidémocratique », a réagi Roger Aymard, de l’intersyndicale. « Il y a eu d’autres conflits » à Marseille, familière des grèves d’éboueurs (une vingtaine recensée en trente ans), mais « on n’a jamais envoyé les camions de l’armée », a-t-il dit. « On appelle ça briser la grève. C’est un élément qui ne peut que radicaliser le mouvement », a prévenu Gérard Dossetto, le patron départemental de FO.

Le préfet invoque « des risques d’hygiène et de sécurité »

« Il ne s’agit nullement d’être des briseurs de grève », assure pourtant M. Sappin, le préfet de région PACA, qui invoque des « risques d’hygiène et de sécurité ». « Je considère aujourd’hui que la situation est intolérable » et « qu’il y a un véritable danger pour la population », a-t-il dit. Il s’agit « d’éviter les épidémies » et un éventuel drame lié aux feux de poubelles, les pompiers ayant recensé plus de 120 interventions en une semaine.
Pour justifier cette « décision exceptionnelle et atypique », M. Sappin a souligné que Marseille était « la seule ville à avoir une situation comme celle-là dans toute la France ».

La Communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM), qui avait eu recours en début de semaine à un tractopelle pour nettoyer un quartier du centre, n’a pas souhaité prendre position. « Cette décision appartient au préfet, la Communauté urbaine n’a pas été force d’impulsion dans cette démarche, il s’agit d’une opération de nettoiement et elle n’est pas faite pour s’attaquer aux piquets de grève », a commenté le président de MPM, Eugène Caselli.

A Angers, la municipalité a fait intervenir pour la première fois, le 20 octobre, des camions du service des espaces verts pour ramasser les tas d’ordures répartis dans la ville et devant les déchetteries, a fait savoir Jean-Claude Bachelot, l’adjoint au maire d’Angers, en charge des ressources humaines. Cette intervention a pu se faire à l’issue d’une négociation avec les syndicats.

La ville d’Angers parle « obligation de sécurité sanitaire »

« Nous n’avons pas du tout l’intention de faire obstruction au droit de grève, mais dans le même temps, nous avons une obligation de sécurité sanitaire. Je crois que les représentants syndicaux l’ont bien compris », explique Jean-Claude Bachelot. Dans le même temps, la ville a décidé de confier temporairement à un sous-traitant privé le nettoyage de ses marchés, comme ce matin dans les quartiers Monplaisir et Lafayette.

« Que des solutions homéopathiques soient trouvées pour faire face aux risques d’insalubrité, nous n’y sommes pas opposés. Mais il est hors de question qu’une benne quitte le centre technique », a répété de son côté Emmanuel Olivier, l’un des représentants CFDT des grévistes.
Les salariés des services techniques de la ville et de l’agglomération d’Angers, en grève depuis huit jours contre la réforme des retraites, ont reconduit à l’unanimité, le même jour, et jusqu’au 24 octobre, le blocus d’un centre technique municipal d’où ne peuvent sortir les camions de collecte des ordures ménagères, a indiqué la CFDT.

La grève  s’intensifie à Toulouse

Dans le même temps, à Toulouse, les éboueurs  ont encore intensifié le mouvement de grève entamé le 19 octobre et bloquent désormais l’ensemble des dépôts, ce qui paralyse le ramassage des ordures dans la communauté urbaine, a-t-on appris auprès du syndicat FO.

Le 21 octobre 2010, les cinq dépôts de l’agglomération étaient bloqués, de même que le dépôt réservé au tri sélectif, a précisé Thierry Artigue, secrétaire général FO, premier syndicat de la communauté urbaine. Les ateliers chargés de la réparation des véhicules sont également paralysés, a-t-il ajouté. Ce blocage s’opère à l’appel de l’intersyndicale des éboueurs (FO, Unsa, CGT, CFDT, Sud), a-t-il ajouté.

Les syndicats attendent le résultat de discussions entre confédérations nationales, prévues le 21 octobre 2010 dans l’après-midi, avant de décider de la suite à donner à leur mouvement.

D’autres arrêts du travail, en Languedoc-Roussillon

En Languedoc-Roussillon, autour du Bassin de Thau, au sud de Montpellier (Hérault), d’autres fonctionnaires de la régie de collecte des ordures ont également cessé le travail, a-t-on appris auprès de Thau agglomération. Trois villes étaient affectées pour la deuxième journée consécutive par cet arrêt de travail : Ballaruc-les-Bains, Sète et Marseillan, selon la même source.

Le 21 octobre 2010, l’incinérateur de l’agglomération a aussi été bloqué entre 7h00 et 11h00 et le chargement d’une benne-ordures a été déversé sur la voie d’accès.

Sur le fonds du dossier, les représentants syndicaux déplorent, pour la plupart, que la réforme des retraites emmenée par Eric Woerth ne reconnaisse la pénibilité qu’une fois l’éboueur malade.

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Commentaires

Grève des ordures ménagères : Etat et espaces verts « à la ramasse »

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ricquet

28/10/2010 11h48

je suis eboueur je ne peux pas faire greve car mes revenus ne le permette pas je suis de tous coeur avec les grevistes battons nous pour les payes et pour la retraite nous avons un metier assez fatiguant

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