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TRANSPORTS
Infrastructures ferroviaires: vers la fin de la folie des grandeurs ?
Nathalie Da Cruz | A la une | A la une | actus experts technique | France | Innovations et Territoires | Publié le 28/10/2016 | Mis à jour le 03/11/2016

Ici et là, des élus locaux s’élèvent contre des projets ferroviaires jugés peu pertinents : Lyon-Turin, Bordeaux-Dax, CDG Express… Retour sur ces grands projets qui font débat.

«Il est temps de mettre fin à la fuite en avant de l’Etat, qui s’engage dans «de grands projets d’investissement, dictés par des influences politiques et non par l’intérêt des usagers», ont déclaré les députés Gilles Savary (PS) et Bertrand Pancher (UDI) devant la commission du développement durable de l’Assemblée nationale le 19 octobre.

Un sévère coup de semonce qui reprend celui formulé quelques semaines plus tôt au Sénat. Mis en place par la Commission des finances, un groupe de travail de huit sénateurs, de droite comme de gauche, incite, dans un rapport paru fin septembre, « à geler tout nouveau projet de ligne à grande vitesse. Il faut en priorité rénover et moderniser le réseau ferroviaire existant (lignes Intercités et TER), qui est vieillissant ».
Pour les sénateurs, les lignes à grande vitesse (LGV) Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax, Poitiers-Limoges et Montpellier-Perpignan sont des « investissements excessifs ». Ils sont favorables à un axe rapide Bordeaux-Toulouse, mais faut-il en passer par une LGV ? « On peut opter pour des solutions plus économiques, comme les lignes italiennes pendolino qui permettent de faire circuler des trains à grande vitesse sur des lignes classiques », avance Marie-Hélène des Esgaulx, sénatrice (LR) de la Gironde (1,50 million d’hab.). Economiste spécialiste des transports, Yves Crozet, qui a été auditionné par ce groupe de travail, se désole de l’incurie des gouvernants : « Les ...

CHIFFRES CLES

26 M€ le km de LGV. Le coût du kilomètre de LGV a plus que quadruplé en vingt ans. Il est passé de 4,8 M€ en 1991, pour la construction de la ligne Paris-Lyon, à 24 M€ aujourd’hui, pour la ligne Tours-Bordeaux, indique la Cour des comptes.


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