Santé publique

Grenelle des ondes : Les élus, plutôt satisfaits, attendent un geste du gouvernement

| Mis à jour le 22/07/2013
Par • Club : Club Techni.Cités
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Les représentants des associations de maires sont ressortis satisfaits des tables rondes «radiofréquence, santé, environnement» qui se sont achevées le 25 mai après un mois de discussions entre les parties prenantes à ce dossier, mais attendent des actes concrets du gouvernement.

Si les associations Priartem et Agir pour l’environnement se sont déclarées «déçues et en colère» à l’issue des conclusions de ce Grenelle des ondes, l’Association des maires des grandes villes de France (AMGVF) «se réjouit de la teneur des débats et de la dynamique qui ont permis de réunir pour la première fois associations, représentants d’usagers et de salariés, élus et opérateurs».
Du côté de l’Association des maires de France, Jean Dionis estime que «le gouvernement a pris une position raisonnable, notamment sur l’interdiction du téléphone à l’école primaire, le reste ayant été renvoyé à de nouvelles études scientifiques. Je comprends que celui puisse décevoir, mais c’est la limite du Grenelle. Sur un sujet qui ne fait pas consensus et sans travaux préparatoires, il est difficile de régler les problèmes.»

Comment expérimenter
L’AMGVF se félicite aussi de l’annonce d’expérimentations. Elle réclame qu’elles soient lancées «dès cet été, à l’échelle des villes, afin d’en vérifier la faisabilité technique et financière». Elle demande aussi que ces tests :

  • soient pilotés par l’Etat, qui doit y consacrer des moyens humains et financiers suffisants ;
  • puissent associer largement habitants, associations, opérateurs et élus afin d’amplifier et de conforter le débat public initié par le gouvernement ;
  • confrontent et analysent de nouveaux protocoles et modalités de mesures des champs.

Jean Dionis est plus sceptique. «Je ne pense pas qu’il faille lancer tout de suite des expérimentations. Leurs définitions ne sont pas claires et il faudrait leur donner des fondations scientifiques solides.»
Le député-maire NC d’Agen voit donc dans cette annonce «un geste politique».

Il préconise plutôt la création d’une haute autorité qui puisse organiser sur le long terme la controverse scientifique. Le renvoi à de nouvelles discussions des participants de ce Grenelle à l’issue de l’étude de l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Affset) sur le sujet, lui semble par ailleurs une bonne chose.

Geste de l’Etat
«Il y a un consensus pour dire que c’est à l’Etat de parler», rapporte Jean Dionis qui souhaite la réactivation des organes de concertation locale. «Il faudra un texte législatif pour éviter que la jurisprudence parte dans tous les sens et pour arrêter l’instabilité juridique», ajoute-t-il.
Les maires des grandes villes attendent aussi des signaux au niveau national : «des actes concrets (doivent être) rapidement annoncés par le gouvernement afin d’adresser un signal fort à l’ensemble de la population.»

Le signal est pour l’instant faible, ce qui satisfait les opérateurs de téléphonie.

Pour aller plus loin
Retrouvez le dossier du Courrier des maires «Antennes-relais : les maires face au principe de précaution»

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