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INNOVATION
L’Ubérisation des services publics : un risque, pas une fatalité
Pierre-Alexandre Conte | France | Publié le 30/09/2016 | Mis à jour le 20/12/2016

Les huitièmes rencontres de la communication numérique se sont achevées mercredi 28 septembre sur une table ronde intitulée : « Quelle place pour les collectivités dans un monde uberisé ? ». Une question à laquelle les intervenants ont répondu en montrant que les territoires pouvaient se saisir de l'économie collaborative pour imaginer de nouveaux services publics.

« Quelle place pour les collectivités dans un monde uberisé ? » Tel était le thème de la dernière table ronde des huitièmes rencontres de la communication numérique, organisées par Cap’Com les 27 et 28 septembre à Issy-les-Moulineaux. Un sujet assez vague dont les différents intervenants se sont d’ailleurs détachés sur le plan sémantique, pour se concentrer sur l’économie collaborative.

Une démarche intéressante et symbolique dans la mesure où l’économie collaborative est justement opposée par certains spécialistes à l’« uberisation ». Elle fait donc actuellement l’objet d’un débat. « L’économie collaborative, c’est un concept médiatique, lance Damien Demailly, économiste et coordinateur du programme Nouvelles Prospérités à l’IDDRI. Personne n’est d’accord sur ce que l’on doit mettre derrière. C’est un fourre-tout. » D’Uber, accusé de concurrence déloyale et de la précarisation de l’emploi vis-à-vis des taxis à Koolicar, qui permet à un particulier de louer la voiture d’un autre individu pour une somme peu élevée, il y a en effet un monde.

« Les acteurs sont très divers. Certains sont uniquement là pour créer de la valeur économique. D’autres y ajoutent une visée sociale et/ou environnementale », ajoute Damien Demailly.

Pour les collectivités locales,cette distinction est primordiale.Et elle s’opère dès le premier contact. « Les acteurs de l’économie ...

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