Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Développement durable

Mix énergétique : Les collectivités sur le front

Publié le 01/10/2010 • Par Euractiv.fr • dans : Europe

L’action des régions est déterminante dans la réalisation des objectifs 2020 mais reste soumise à des contraintes structurelles, ont rappelé différentes parties prenantes lors d'un débat organisé par EurActiv.fr.

Ma Gazette

Sélectionnez vos thèmes et créez votre newsletter personnalisée

L’UE a besoin des collectivités locales pour atteindre ses objectifs de lutte contre le changement climatique. « Elles contribuent probablement à plus de 50% de la réponse attendue » dans ce domaine, a expliqué la chef de la représentation en France de la Commission européenne, Anne Houtman, lors d’un débat organisé par EurActiv.fr, lundi 27 septembre.

A chaque collectivité ses moyens
Les ressources énergétiques constituent un premier facteur important de l’engagement local. Pour favoriser des « réseaux courts », chaque collectivité territoriale est amenée à développer les sources renouvelables disponibles sur son territoire. La ville de Bordeaux possède, par exemple, un potentiel de géothermie. Elle utilise aussi des panneaux photovoltaïques et du solaire thermique pour ses toitures, et a la possibilité d’exploiter du « bois énergie », avec une des plus grandes forêts d’Europe à proximité, a expliqué le directeur de la délégation au Développement durable de la ville de Bordeaux, Patrick Faucher.

Les émissions de carbone du patrimoine, sur lesquelles les collectivités ont, selon lui, « une vraie capacité d’intervention », sont néanmoins une part très restreinte du bilan carbone des villes. A Bordeaux, elles ne constituent que 36 000 tonnes par an tandis que les émissions de l’ensemble de la ville sont estimées à 1,5 million de tonnes.
« Nous ne sommes donc pas sur la même échelle et nous avons probablement des marges de progrès sur l’habitat et les bâtiments industriels », a reconnu Patrick Faucher. Tout ce qui ne relève pas du patrimoine de la commune lui apparaît en outre « plus difficile à toucher » et exige notamment une lente sensibilisation à la maitrise de la consommation.

Un rôle de sensibilisation
Cette lutte contre le gaspillage doit aller de pair avec des incitations pour que les acteurs locaux développent des énergies renouvelables, a plaidé Marion Richard, chargée de mission climat et territoire au Réseau Action Climat-France. « Cela peut se faire par des subventions et des leviers plus innovants comme les prêts bonifiés, le développement et la participation dans des structures de développement de type Sem (Société d’économie mixte) ou des coopératives », a-t-elle expliqué.
Au delà de leur rôle de sensibilisation, les collectivités territoriales peuvent également agir sur la formation, clé de voûte du développement local. Et, à plus grande échelle, freiner les initiatives allant à l’encontre du mix énergétique. « Si les projets de centrales fossiles et nucléaires sont nationaux, les collectivités peuvent se déclarer contre », a rappelé Marion Richard.

Contraintes
L’effort énergétique des collectivités territoriales reste cependant soumis à des contraintes importantes, comme l’a confirmé Patrick Faucher. « Nos marges de manœuvre sont relativement réduites », a-t-il estimé.
Le premier obstacle est le financement. Le développement des énergies renouvelables constitue par exemple un investissement important pour les collectivités : chaque forage pour développer la géothermie requiert ainsi un montant de 5 à 6 millions d’euros, a-t-il rappelé.
L’approche centralisée du réseau de distribution d’énergie est, selon lui, un autre « élément limitant » pour les collectivités territoriales. Cette intégration du réseau à l’échelle européenne doit néanmoins permettre de conserver un équilibre à moindre coût.

Les travaux actuels sur les « smart grids » pourraient répondre aux préoccupations, tant communautaires que locales. En développant des réseaux intelligents, il serait plus facile d’injecter des énergies renouvelables dans le réseau de distribution. C’est un « espoir », a souligné Patrick Faucher, qui a rappelé la nécessité de densifier, dans le même temps, les centres-villes, pour limiter les pertes d’énergie.

Parallèlement, les partenariats public/privé constituent une piste « inédite » pour supporter l’effort énergétique local, a expliqué Frank Farnel, directeur des Affaires publiques et de la communication de GE Energy Europe. L’accord conclu entre GE Energy et l’Assemblée des régions d’Europe (ARE) constitue une première en la matière. Depuis 2009, le groupe fournit, dans ce cadre, une expertise technique aux Régions.

Une montée en puissance
Depuis les années 1990, les collectivités territoriales ont donc su s’emparer peu à peu de la problématique énergétique. D’abord « pour des raisons plus souvent liées à la qualité de vie des habitants et au développement économique de la région et seulement très lentement en raison d’objectifs de changement climatique », a expliqué Anne Houtman.
Aujourd’hui, leur montée en puissance est facilitée par le traité de Lisbonne, a-t-elle expliqué. Le nouveau texte renforce en effet la subsidiarité ainsi que le rôle des Parlements nationaux, « et donc des élus locaux ». Et « insère la dimension de cohésion territoriale comme un des principes fondamentaux de l’Union », a-t-elle ajouté.

L’Union européenne « n’a pas bougé » depuis l’adoption du paquet climat-énergie fin 2008, a cependant déploré Marion Richard, du Réseau Action Climat-France. « L’UE aurait pu passer à 30% de réduction des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020 mais cela n’a pas été fait », a-t-elle poursuivi.
La présidente de l’ARE, Michèle Sabban, a quant à elle fustigé les procédures actuelles de décision. « Arrêtons de penser des stratégies, passons à l’action », a-t-elle répété.

La mise en place du R20, groupe de régions déterminées à agir contre le changement climatique, qualifiée d’« action tank » par Michèle Sabban, témoigne de cette farouche volonté de peser davantage dans le débat énergétique.

Cet article est en relation avec les dossiers

Réagir à cet article
Prochain Webinaire

Comment mettre la relation citoyen au cœur de la stratégie numérique du territoire ?

de Orange Business Services

--
jours
--
heures
--
minutes
marche online

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

Mix énergétique : Les collectivités sur le front

Votre e-mail ne sera pas publié

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement