logo
Adresse de l'article https://www.lagazettedescommunes.com/453057/zoom-sur-les-relations-entre-auteurs-et-collectivites/

CULTURE
Zoom sur les relations entre auteurs et collectivités
Hélène Girard | Actualité Culture | France | Publié le 13/07/2016 | Mis à jour le 19/02/2020

Dans une enquête sur « les revenus connexes des auteurs du livre », le politologue Emmanuel Négrier met au jour les activités des écrivains, illustrateurs, et traducteurs dans l’espace public et les rémunérations qui en découlent. L’occasion, pour la Gazette, de donner un coup de projecteur sur les relations entre auteurs et collectivités.

De plus en plus déstabilisés par la montée en puissance du numérique, les auteurs (écrivains, traducteurs, illustrateurs, scénaristes…) font l’objet d’un intérêt particulier du ministère de la Culture, avec pas moins de 4 études publiées en 2015. Toutes concluent à une précarisation grandissante des artistes cherchant à vivre de leur plume ou de leur crayon.

Une cinquième étude, intitulée « Retour à la marge », fait le point sur les revenus connexes des auteurs à partir d’une enquête statistique réalisée du 9 décembre 2015 au 15 janvier 2016, à l’échelle de 12 régions (1) et analysée par le spécialiste des politiques culturelles Emmanuel Négrier (CEPEL-CNRS, Université de Montpellier).

Ces activités connexes exercées dans l’espace public en région concernent 95% des auteurs. Elles sont très diversifiées : pour 80% des répondants, ces activités se situent dans au moins deux des quatre types d’activité identifiés dans l’étude :

REFERENCES


CHIFFRES CLES

Portrait-robot de l'auteur :

  • 58 %  d'hommes et 42% de femmes  
  •  52 ans d'âge moyen
  •  17 ouvrages publiés en moyenne
  • 38% d'auteurs affiliés au régime de sécurité sociale des artistes auteurs  (dont 30% à  l'Agessa et 8% à  la Maison des artistes)
  • 60 % des répondants exerçant une autre profession et 29% de retraités.
  • 20 % déclarant un revenu global annuel sous le seuil de pauvreté
  • 48 % ayant un revenu global annuel inférieur à 25 000 €

(source : enquête «Retour à la marge», 2016)


POUR ALLER PLUS LOIN