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Agricluture

« Pour certains producteurs agricoles, avoir un apport régulier de trésorerie devient une question de survie »

Publié le 22/06/2016 • Par Isabelle Verbaere • dans : Dossiers d'actualité, France

marche-tomate-bio
Connie Ma - Flickr - CC BY-SA 2.0
Les circuits courts dégagent un revenu et redonnent du sens au métier d’agriculteur et producteur, comme le montre Yuna Chiffoleau chercheuse en sociologie économique à l’Inra de Montpellier.

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Les circuits courts permettent-ils aux agriculteurs de gagner leur vie ?

Vendre en circuits courts c’est d’abord un projet économique. Ceux qui ont fait ce choix en vivent, si ce n’était pas le cas, ils abandonneraient car cela présente beaucoup de contraintes et une charge de travail très lourde. Les durées de travail hebdomadaire atteignent souvent soixante-dix heures.

Il faut aussi assumer différents métiers et les premières années d’installation sont en général difficiles. Toutefois, nous avons observé qu’une très petite ferme en circuits courts peut dégager à terme un revenu par actif supérieur à celui d’une grosse ferme en circuits longs. Les exploitants s’en sortent d’autant mieux que souvent ils ne sont pas endettés parce qu’en général on ne leur a pas accordé de prêt. De plus, ils ne souffrent pas de la baisse des subventions agricoles car la plupart n’en touchent pas ou peu. Par ailleurs, dans le cadre des associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (Amap) en particulier, ces revenus sont garantis et réguliers. Les exploitations en circuits courts peuvent dégager des revenus entre 0,5 et 2 Smic par actif. En revanche, les exploitations en circuits longs et en difficulté ont des trésoreries négatives en ce moment.

Les agriculteurs peuvent-ils sortir de la marginalité grâce aux circuits courts ?

Ceux qui étaient le plus marginalisés à la fin des années 90, parce qu’ils venaient de la ville ou développaient un projet atypique comme l’agriculture biologique ou ...

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