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Responsabiliser les agents de police municipale pour les motiver

Publié le 09/11/2009 • Par Stéphanie Marseille • dans : Dossiers Emploi

Pour susciter et maintenir l’intérêt des policiers municipaux, les chefs de service utilisent une palette d’outils allant de l’accès aux stages à l’octroi de responsabilités en passant par des séances de sport.

Cet article fait partie du dossier

Les métiers de la sécurité publique

La motivation est un élément clé de la réussite d’un service. Chaque agent doit s’impliquer pour mener ses missions à bien, avance Loïc Le Roux, chef de service de la police municipale (PM, à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis), créée en 2008. Pour ce faire, il encourage la prise d’initiatives et cible les compétences personnelles de ses agents afin de leur octroyer des responsabilités : L’un d’eux participe au triathlon de Nice, il est donc devenu responsable sportif et chef de brigade VTT. Il m’a présenté des suggestions pour l’achat de matériel et il a formé ses coéquipiers qui, aujourd’hui, ne craignent plus aucune pente ! A l’issue d’une session de 30 heures de formation gestes et techniques professionnels d’intervention [GTPI], un autre, ceinture noire de judo, a passé son monitorat, entraînant trois de ses collègues.

La municipalité de Mérignac (Gironde) a identifié, parmi ses policiers, deux agents référents par secteur d’îlotage : à charge pour eux de faire remonter le ressenti des administrés, tout en diffusant vers ces derniers toutes les informations utiles au cadre de vie, par le biais des conseils de quartier, notamment.
C’est la voie du partenariat que cultive, quant à elle, la PM de Noisy-le-Sec. Chaque recherche est confiée à un policier : Un premier agent a identifié et contacté les bailleurs ; un deuxième, les 1 200 commerçants ; un troisième, les associations et clubs sportifs ; et un dernier, les transporteurs publics. Il s’agit de mieux connaître les doléances des administrés, afin d’affiner nos rondes. Enfin, un collègue travaille avec l’Education nationale, pour mettre en place notre action de prévention auprès des enfants, le permis piéton, décrit le chef de service. Autant de moyens pour mettre les policiers municipaux en confiance.

Il faut se montrer juste et loyal envers les agents, qui ont besoin d’être écoutés et considérés pour se sentir motivés. Il est donc important de soigner l’ambiance et de les féliciter quand cela s’impose, insiste Philippe Liberatore, chef de la PM, à Gap (Hautes-Alpes). A La Teste-de-Buch (Gironde), la PM s’est dotée d’une charte « qualité ». Distribuée aux administrés, elle a permis de donner de la lisibilité en matière de service public et un tronc commun autour duquel nous nous identifions en qualité de police de proximité, rapporte Jean-Michel Loubaney, chef de service.

Une juste valorisation
Mais, au quotidien, c’est la reconnaissance d’une prise d’initiative ou d’un travail bien fait qui prime. Tous les ans, nous dressons le bilan des activités du service en amphithéâtre, avec l’adjoint au maire. C’est une façon de remercier officiellement les agents pour le service rendu. En outre, dans certains cas, nous envoyons des lettres de félicitations aux policiers qui se sont distingués, précise Patrick Desuert, chef de service de la PM, à Orléans (Loiret), résumant ainsi l’action de ses collègues.

Des pratiques enrichissantes
Individuellement, les stages et formations sont stimulants : Les agents méritants accèdent facilement aux stages de spécialité. Nous proposons souvent les disciplines de self-défense ou les GTPI et la mairie prend en charge le permis bateau pour les agents intéressés. Nous essayons toujours d’attribuer des récompenses liées à leur intérêt et à celui de la collectivité, détaille Eric Mercinier, chef de service de la PM, à Bry-sur-Marne (Val-de-Marne).

Etayer l’action de la police ou de la gendarmerie nationales, de même que rencontrer des partenaires, permet des échanges de pratiques professionnelles enrichissants : Nous recevons la visite de nombreux collègues français et étrangers intéressés par nos outils de cartographie, de géolocalisation et de vidéoprotection et c’est très valorisant pour les agents, illustre ainsi le chef de la police municipale orléanaise. Quant au savoir-faire des motards municipaux de Bry-sur-Marne, il est mis à l’honneur chaque année, via une vaste opération internationale de sécurité, en Allemagne ou en Belgique.

Nombre de chefs de service soignent la qualité de l’équipement, les conditions de travail et les horaires, surtout si les policiers tournent de nuit. Lors de la préparation des concours, ils accompagnent souvent les agents désireux de monter en grade.
A Orléans, le règlement intérieur a entériné les séances de sport hebdomadaires, appelées « entraînement foncier ». Course à pied, VTT, GTPI : nombre de services organisent deux heures de sport par semaine, sur la base du volontariat ou non, et toujours sur le temps de travail des agents.
C’est la cohésion du service qui est visée, certes. Mais cela contribue également à la prévention des accidents du travail et à l’entretien physique. J’évalue, dans le même temps, les performances des agents, reprend Philippe Liberatore. Une chose est certaine : ces sessions apportent une plus grande sérénité, grâce à la maîtrise des techniques. Et pour évacuer le stress lié aux interventions musclées, les services n’hésitent pas à proposer des stages de gestion des conflits, la coopération de la médecine du travail, voire le recours à un avocat, si cela s’impose.

Suivi des compétences
Tableaux de bord, grilles d’évaluation : chaque service s’est doté d’outils propres au suivi des compétences professionnelles des agents. Mais aucun n’attend l’entretien annuel pour évaluer le travail effectué. Outre la présentation, l’assiduité, les connaissances, la solidarité envers les collègues, le sens de l’écrit et le respect des ordres, c’est l’autonomie, la réactivité, ainsi que l’atteinte des objectifs fixés qui sont évalués en entretien, rappelle Eric Mercinier, pour qui l’attachement de l’agent au service public scelle le tout.

TÉMOIGNAGES

« Un besoin de reconnaissance »

Jean-Michel Loubaney, chef de service de la police municipale, à La Teste-de-Buch (Gironde)

Le chef de service doit positionner l’agent par rapport à son environnement, lui expliquer l’enjeu de son service et l’objectif personnel à atteindre. Il convient donc d’établir des consignes lisibles et de répondre de façon cohérente aux questions permanentes et essentielles : “Que dois-je faire ? Dans quelle direction et comment ?” Nos agents attendent aussi d’être reconnus en tant que professionnels, d’autant que certains nourrissent un complexe par rapport à la police nationale et à la gendarmerie. La démarche consiste alors à mettre en place une activité du service “évaluée” et à communiquer dessus. En outre, nous pouvons utiliser le levier financier par le biais de l’attribution d’un régime indemnitaire.

« Complimenter le travail bien fait »

Raymond Mallia, chef de service de la police municipale, à Mérignac (Gironde)

Il est primordial d’impliquer et de responsabiliser les agents de police municipale. Ils doivent s’approprier leur mission pour la mener à bien. Ainsi, je ne donne jamais d’ordres, mais des directives. Et je prends soin de leur expliquer les attentes de la mairie ainsi que les miennes. Chaque mois, nous consacrons deux heures à notre formation continue interne, où nous abordons, par exemple, un problème soulevé par les agents : nous nous mettons à jour, tout en élaborant ensemble notre méthode commune. Je sollicite des agents qui peuvent animer ces réunions au sortir d’une formation. En outre, je suis leurs interventions à la radio. Si un agent se conduit en “cow-boy”, nous en parlons tout de suite. A l’inverse, je complimente aussitôt le travail bien fait.

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