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Finances locales

« Plan de sauvegarde des services publics » : Grenoble adopte un sévère plan d’austérité

Publié le 10/06/2016 • Par Séverine Cattiaux • dans : Actu experts finances, Régions, Toute l'actu RH

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Eric Piolle, maire de Grenoble
Eric Piolle, maire de Grenoble Enzolesourt by CC - SA
La ville de Grenoble va réduire la voilure de ses services publics d’ici deux ans. Environ une centaine d’agents changera de service ou de métier, à la faveur de départs d’agents. Eric Piolle, le maire, a présenté son « plan de sauvegarde des services publics locaux » le 9 juin.

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Suppression de trois bibliothèques de quartier, retrait des agents de la Ville de deux centres sociaux, un service santé scolaire qui réduit ses missions et ses effectifs, fermeture d’un Ehpad, etc.

Ce sont là quelques mesures du « plan de sauvegarde des services publics locaux » de la ville de Grenoble, qui en contient une centaine. Le plan présenté officiellement jeudi 9 juin, a été validé le 26 mai dernier par un comité de pilotage composé du DGS, d’une quarantaine de directeurs de service et de 42 élus.

« Ils se sont réunis à plusieurs reprises, ces six derniers mois (…) Tous les services publics sont impactés», indique François Langlois, DGS de la ville de Grenoble. L’objectif du plan ? Faire une économie dans les services de la ville, à hauteur de 14 millions d’euros sur les deux prochaines années. Par ailleurs, certaines mesures sont aussi des solutions permettant de dégager de nouvelles recettes : augmentation des entrées à la piscine, hausse des tarifs de la restauration scolaire, de stationnement, vente intensifiée de locaux appartenant à la Ville… »

Risque de « mise sous tutelle »

Selon l’équipe municipale, le plan vise d’abord à sortir la gestion de la ville de l’impasse financière dans laquelle elle se trouve. Ce jeudi 9 juin, devant la presse, le maire Eric Piolle (EELV) a déclaré : « On ne peut solvabiliser les choses jusqu’à ce qu’elles s’écroulent (…) Il faut se coltiner le réel. Nous avons les impôts les plus élevés parmi les plus grandes villes de France, et sommes au 5ème rang des grandes villes les plus endettées ». Sans oublier de souligner que son équipe a également trouvé à son arrivée « un niveau d’épargne en chute libre ».

Enfin, « la baisse inouïe des dotations aux collectivités », de moins 17 millions d’euros pour 2017 (1) a été le coup de grâce. « Ce plan permet d’écarter l’épée de Damoclès de la mise sous tutelle », affirme le maire. L’annonce du plan arrive à point nommé. La ville a reçu fin mai une lettre du Préfet, indiquant que Grenoble « entrait dans le réseau d’alerte » précise François Langlois.

Des choix politiques assumés

« Sur les bibliothèques, pourquoi on fait cela ? On a fait une GPEC : d’ici 2018, 13 départs à la retraite sont prévus. On a regardé comment on arrivait à fonctionner avec ces 13 personnels en moins… ». Et pour la Santé scolaire ? La ville comptait plusieurs médecins qui assuraient du dépistage dans les écoles. Elle en aura moins. Les infirmières prendront le relais, d’après le DGS.

Bien que « difficiles », les arbitrages arrêtés par la ville grâce à « l’expertise des cadres », sont « efficaces » considère Eric Piolle, qui les assume pleinement, au point de se féliciter d’avoir opté pour des « priorités positives ».

A partir de cette « assise saine », le maire entrevoit un nouveau départ pour les services publics, qu’il veut « refonder » et « moderniser » en tenant compte des technologies numériques, de l’évolution des moyens de transports. Et d’évoquer aussi « des nouveaux usages » pour les services publics – faisant allusion, sans les annoncer, aux réflexions qui vont démarrer dans le cadre de la démarche « Grenoble, ville demain ».

Ce faisant, l’équipe municipale ne perd pas de vue l’une de ses antiennes : relever le défi des « villes en transition » (se préparer à l’ère du post-carbone). Quant au moyen d’y parvenir ? Ce sera en « libér[ant] les énergies », autre leitmotiv du programme politique du maire écologiste, autrement dit en associant les citoyens et les agents…

La ville s’en remet à la bonne volonté des associations ?

De l’avis de Philippe Candegabe, délégué FO à Grenoble, les décisions de l’équipe municipale découlent de la propension à penser que « les services publics peuvent s’appuyer toujours plus sur les citoyens et que les associations peuvent les suppléer »…

Pour preuve, Elisa Martin, première adjointe à la tranquillité publique et au parcours scolaire déclarait, lors de la présentation du plan de sauvegarde : « Les paniers solidaires, les réseaux d’échanges réciproques du savoirs… [portés jusqu’à présent par la ville, ndlr] relèvent après tout davantage de l’initiative citoyenne ! ». Des arguments qui ont de quoi agacé le délégué FO : « Mais les habitants payent des impôts locaux précisément pour que la Ville propose des services aux habitants, avec des fonctionnaires dont c’est le métier ! »

« On ne s’y prend pas mieux dans les boîtes privées »

Trois syndicats (Sud, la CGT et FO) sur cinq se sont retirés du dialogue social, dénonçant ce plan d’austérité. « Nous serions restés si nous avions pu sauver quelque chose (…) Pour nous, il y avait d’autres priorités et ce n’est certainement pas par la Santé scolaire qu’il fallait commencer », regrette Philippe Candegabe.

Seules la CFTC et la CFDT demeurent présentes aux réunions sur le plan et sa mise en oeuvre. Pour autant, Bernard Gaillard, délégué CFTC ne cautionne pas les mesures de restrictions : « Je ne suis pas pour l’immobilisme, mais là c’est brutal (…) Tous les agents sont sous pression. On ne s’y prend pas mieux dans les boîtes privées ».

« Nous avons pris des engagements en matière de RH ! »

Un délégué CGT, cadre à la ville, redoute que les services « qui travaillent déjà à flux tendu, se retrouvent avec des agents à former » et que « personne n’y trouve son compte ». Il poursuit : « Cela ne risque pas d’arranger l’absentéisme qui est très important à la ville ».

Et de regretter la « méthode ». D’après ses informations, certains agents sont mis au pied du mur : « On a proposé aux quatre éducateurs territoriaux de la Santé scolaire de devenir éducateurs sportifs… Ce n’est pas du tout le même métier, et ce n’était sans doute pas leur vocation ».

Le DGS assure qu’aucun agent ne sera lésé : « Nous avons pris des engagements en matière de RH, en mobilisant le CHSCT. Pas de baisse de salaires, les agents à reclasser auront la priorité lorsque des opportunités de mobilité se présenteront. Ils auront le temps de se former pour intégrer d’autres services. Ils pourront faire des stages d’immersion dans les services, sans engagement de part et d’autre ».

François Langlois ne cache pas qu’il va s’employer, ces prochains jours et semaines, à faire œuvre de pédagogie pour rassurer et contrecarrer le pessimisme de certains : « Il n’y a aucun licenciement. Ce n’est pas un plan social ! », insiste-t-il.

« Piolle, Valls, même combat ! »

Le début de présentation du plan de sauvegarde, à la presse, s’est fait sur fond de raffut d’un groupe de manifestants réunis devant l’hôtel de ville. « Nuit debout » était venu prêter main forte aux agents de la ville. Les personnes remontées contre le plan de sauvegarde scandaient : « Piolle, Valls, même combat !». Un peu plus tard, la sirène de la mairie s’est déclenchée, interrompant le discours du maire. Des manifestants ont tenté de rejoindre la salle de réunion. Mais ils ont été stoppés par des jets d’eau, lancés contre eux, par les agents de service. Trois élus sont venus discuter avec les manifestants. Huit cars de CRS se tenaient prêts à intervenir (source France 3).

Eric Piolle est venu défendre son plan vendredi 10 juin sur France Bleu

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Notes

Note 01 Au lieu de 20 millions prévus avant l’annonce de François Hollande, lors du Congrès des maires, le 2 juin. En revanche, l’équipe municipale note qu’à ces 17 millions, il faut désormais ajouter 3 nouveaux millions d’euros liés à l’augmentation de la valeur du point d’indice des fonctionnaires. Retour au texte

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