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Santé

La télémédecine doit prouver son efficacité

Publié le 23/02/2018 • Par Laure Martin • dans : A la Une santé social, Dossier Santé Social

télémédecine
©momius - stock.adobe.com
La télémédecine, définie dans un décret du 19 octobre 2010, s’articule autour de cinq actes médicaux : la téléconsultation, la télé-expertise, la télésurveillance médicale, la téléassistance médicale et la régulation médicale apportée par le Samu.

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Jusqu’à présent, la télémédecine s’est particulièrement démarquée dans la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux (AVC) avec le dispositif « télé-AVC », en établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), dans la prise en charge des plaies et des escarres, pour la réalisation de fonds d’œil ou encore les dialyses.

Négociations conventionnelles

Aujourd’hui, seules la télé-expertise et la téléconsultation disposent d’un financement intégré dans le droit commun de l’assurance maladie, depuis l’adoption de la loi de financement pour la sécurité sociale (LFSS) pour 2018. Objectifs affichés : la réalisation de 500 000 actes pour 2019 et de 1,4 million d’actes d’ici à trois ans.

Des négociations conventionnelles se sont ouvertes le 18 janvier entre les représentants des médecins libéraux et l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (Uncam) afin de déterminer la tarification de ces actes dans la nomenclature et leurs modalités de réalisation. Une démarche qui devrait encourager les praticiens libéraux, jusqu’alors habitués à des financements dérogatoires (fonds d’intervention régional), à pratiquer ces actes. Du côté des Ehpad, deux nouveaux actes ont déjà été introduits dans la convention médicale en mars 2017 afin de rémunérer les médecins traitants pour des téléconsultations avec les patients résidents et de la télé-expertise entre médecins traitants si le patient en change au moment de son admission.

« Il faudrait néanmoins une réforme globale du système parce que résonner à l’acte freine le déploiement de la télémédecine », estime Myriam Le Goff, maître de conférences au département Logique des usages, sciences sociales et de l’information, à l’IMT Atlantique Bretagne-Pays de la Loire.

28 000 euros par établissement

Le plan gouvernemental Renforcer l’accès territorial aux soins, présenté en octobre, envisage également d’accompagner l’équipement des établissements médico-sociaux, des établissements de santé (dont les hôpitaux de proximité), des maisons de santé pluriprofessionnelles et des centres de santé dans le déploiement de la télémédecine.

Il prévoit d’équiper tous les Ehpad et les zones sous-denses d’ici à 2020 d’un matériel permettant la téléconsultation afin d’éviter les hospitalisations inutiles et améliorer la qualité du suivi des patients résidents. Pour atteindre cet objectif, il est prévu 28 000 euros par établissement sanitaire ou médico-social ou structure d’exercice coordonné pour l’accompagnement, la mise à disposition de locaux et l’investissement nécessaire à la télémédecine

De même, les crédits FIR destinés au développement de la télémédecine seront doublés dès 2018 pour passer à 18 millions d’euros.

Un cadre au programme

Ces mesures sont la manifestation d’une grande avancée, car jusqu’à présent, difficile d’y voir clair concernant les financements. Si des expérimentations ont été actées dès 2014 au sein de neuf régions pilotes, leur démarrage a pris du temps. En 2017, elles ont été étendues à l’ensemble du territoire dans le cadre du programme Expérimentation de télémédecine pour l’amélioration des parcours en santé (Etapes).

Les cahiers des charges parus en 2016 « téléconsultations ou télé-expertises » et « télésurveillance (insuffisance cardiaque, insuffisance rénale et insuffisance respiratoire) » donnent un cadre au programme en focalisant les expérimentations sur une population susceptible de tirer un bénéfice maximal de la télémédecine. Depuis 2017, ils concernent également la télésurveillance à destination des patients diabétiques et des patients porteurs de prothèses cardiaques implantables à visée thérapeutique.

D’ailleurs, la LFSS rappelle que la télésurveillance demeure au stade de l’expérimentation jusqu’en 2022.

Équité dans l’accessibilité

Si la télémédecine est autant saluée par ceux qui la pratiquent, c’est pour son impact dans la prise en charge des patients et le fonctionnement du système de santé. « Il existe cinq grands champs d’opportunité liés à la télémédecine à savoir le suivi des maladies chroniques, le maintien à domicile des personnes âgées, la lutte contre les déserts médicaux, la prévention et les transferts d’expertise entre professionnels de santé », indique Emmanuel Sève, auteur de « La e-santé, une manne potentielle considérable », du Groupe Xerfi, éditeur indépendant d’études économiques sectorielles.

La télémédecine répond principalement à des enjeux traditionnels que sont ceux de l’accessibilité aux soins liée au problème de démographie médicale. En tant que substitut à un manque de professionnels, elle permet de répondre à un objectif d’équité dans l’accessibilité à des soins de qualité.

Bénéfices difficiles à évaluer

« La télémédecine apporte une expertise à distance lorsque les experts ne sont pas forcément présents au niveau local », explique de son côté Myriam Le Goff. Elle répond aussi à un enjeu de baisse des coûts et permet d’éviter les déplacements – donc les frais de transport et la perte de temps – notamment des personnes âgées en Ehpad, ce qui contribue à réduire le renoncement aux soins.

Mais ces bénéfices sont encore difficiles à évaluer. Si la télémédecine a mis du temps à se frayer un chemin dans notre système de santé, c’est justement parce que les pouvoirs publics ont attendu – et attendent encore – la preuve de son efficacité. D’autant que « la télémédecine peut aussi être inflationniste en créant une demande supplémentaire », rappelle Myriam Le Goff. « Certes, les acteurs mettent en place des outils d’évaluation. Mais la HAS doit élaborer des protocoles généralisables, et sur ce plan, il y a des soucis de méthodologie. Il semblerait qu’elle n’ait pas été très proactive sur le sujet », poursuit Emmanuel Sève.

Changer la vision des professionnels

Les professionnels aussi ont leur rôle à jouer. « La télémédecine, c’est une culture du changement, cela n’arrive pas du jour au lendemain », rappelle le Pr Thierry Moulin, neurologue, président de la Société française de télémédecine (SFT). Même si l’aspect financier se débloque progressivement, un frein demeure : « la masse des professionnels est encore insuffisamment formée », regrette-t-il. Il est impératif selon lui de changer la vision qu’ont les professionnels de l’exercice médical qui n’est plus limité à un cabinet en colloque singulier avec le patient. « Bien sûr, la confidentialité est toujours de mise, mais il faut raisonner en réseau.

La télémédecine repose sur un partage de compétences avec les infirmières cliniciennes et de coordination des soins, notamment pour la télésurveillance. Elles ont une place majeure à prendre », considère-t-il. Cette implication des professionnels doit se faire au côté des industriels et avec les usagers. « La solution de télémédecine doit naître d’une concertation entre ces trois acteurs. Les échecs commerciaux sont nombreux car beaucoup d’outils ne sont pas coconstruits. Il faut sortir du silo entre la santé et l’industrie pour une réelle avancée en télémédecine », considère le Pr Moulin.

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