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MANAGEMENT
Savoirs d’expérience : des trésors à partager
Maud Parnaudeau | France | Toute l'actu RH | Publié le 09/06/2016

Au sein des collectivités, les savoirs acquis par les agents dans l’exercice de leurs fonctions peuvent constituer des ressources stratégiques qu’il serait dommage, voire risqué, de négliger. Plateformes collaboratives et ateliers pratiques sont des moyens de capitaliser et de mettre en commun ces connaissances.

Les collectivités affectionnent le partage d’expériences. Mais ce qui est vrai à l’extérieur l’est beaucoup moins en interne, où la capitalisation des « savoirs d’expérience » reste sous-exploitée.

On parle de savoir-faire et de savoir-être – sortes d’« astuces » individuelles – qui résultent de la pratique de terrain et de l’environnement de travail.

« Ce sont des connaissances et des compétences non livresques, qui permettent d’adopter la bonne attitude face à une situation de travail critique ou stratégique. Elles représentent à ce titre une valeur ajoutée pour la performance actuelle et/ou future de l’entreprise ou de la collectivité », explique Fabienne Caser, chargée de mission à l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail.

Ces savoirs clés représentent aussi un risque en termes d’efficacité, s’ils venaient à disparaître avec le départ de l’agent qui les détient. « Un salarié ne peut pas laisser son cerveau à l’accueil quand il quitte son entreprise ! » illustre Jean-Yves Prax, fondateur et dirigeant de Polia consulting (1).

D’où l’importance de les sauvegarder. D’autant que « le management des savoirs permet de faire émerger des connaissances par un décloisonnement, une fertilisation croisée des idées. Il renforce l’innovation », assure-t-il.

Plateformes collaboratives

Pour capitaliser les savoirs d’expériences sensibles, déjà faut-il les identifier. Ce qui n’est pas toujours simple. « Ils sont parfois difficiles à mettre en évidence car ils correspondent à des manières d’être, de penser, de réagir, que les agents concernés ont parfois du mal à expliciter. Il faut questionner la personne, l’aider à prendre du recul sur son travail, éventuellement interroger ses collègues », préconise Fabienne Caser.

Une fois ces informations regroupées, elles doivent être partagées. « Il est nécessaire de créer des communautés de pratiques », préconise Jean-Yves Prax. Il peut s’agir de plateformes collaboratives dématérialisées. Comme celle ...