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Services à la personne

Téléassistance : le réseau ADMR passe du bouton-poussoir au smartphone

Publié le 10/01/2018 • Par Nathalie Levray • dans : A la Une santé social, Dossier Santé Social

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©mrmohock - stock.adobe.com
Le service Filien Habitat Active marie la téléassistance et le traitement intelligent des données issues de capteurs pour sécuriser le maintien à domicile.

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Hervé Meunier, directeur général de Filien ADMR (1), insiste sur les « valeurs de proximité et de solidarité » pour parler de l’évolution technologique du réseau ADMR.

Via sa filiale, l’Union nationale ADMR propose depuis 1988 un service de téléassistance par téléphone. Les personnes âgées ou en situation de handicap, abonnées pour 20 à 25 euros/mois, peuvent être mises en relation avec un des trente-six salariés du centre d’écoute, 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, par simple pression sur un bouton-poussoir.

« Nous sommes la seule téléassistance ouverte aux personnes isolées qui ont simplement besoin de parler. Avec le numérique, il est désormais possible d’apporter des services supplémentaires », explique-t-il.

Vigilance bienveillante

Ainsi, depuis quelques mois, les associations locales ADMR peuvent-elles proposer à leurs clients une offre complémentaire à la téléassistance : Filien Habitat, créée dans le cadre d’un appel à projets de la Carsat Centre-Val de Loire remporté par Filien ADMR et l’entreprise Telegraphik.

L’offre est globale de la pose à la maintenance du système, pour un coût de 45 à 49 euros/mois. Les capteurs, installés à domicile, sont reliés à un serveur capable d’analyser les signaux. Tout événement inhabituel ou potentiellement inquiétant, une chute, un pas plus lent, une porte fermée, est adressé à un opérateur du centre d’écoute. Celui-ci procède à une levée de doute pour confirmer l’information transmise et, selon les cas, déclenche un secours, alerte le service local ADMR ou informe un proche.

Un « service complet de vigilance bienveillante », pour Carole Zisa-Garat, la fondatrice de Telegrafik : « grâce à l’application sur smartphone, les aidants sont en lien avec la personne, et s’assurent que tout va bien », explique-t-elle.

« C’est un laboratoire d’innovation qui utilise la domotique, la gestion des données d’activité à domicile et la téléassistance et développe une réponse qualitative, efficiente et surtout fondée sur les attentes et besoins des personnes dépendantes et de leur entourage », se satisfait Hervé Meunier. Mal perçu par les clients, le système de capteurs vidéo n’a d’ailleurs pas été retenu.

Protection des données

Les informations sont transmises « dans le respect de l’intimité de la personne », assure Hervé Meunier. Quant aux données qui circulent, si le directeur n’exclut pas l’existence d’un risque, il est plutôt confiant sur sa non-réalisation. Le réseau du centre d’écoute est inaccessible de l’extérieur. Et les salariés, dont le turn-over est « faible », sont engagés par une clause de confidentialité.

Le directeur du système d’information confirme le respect des législations Informatique et libertés, l’existence d’un correspondant informatique et liberté, l’hébergement des données de santé chez un hébergeur agréé. Les procédures et les rendus sont en cours d’adaptation pour la mise en conformité avec le règlement européen de protection des données, applicable le 25 mai prochain.

Jean Delannoy, directeur du système d’information ADMR

« La tablette est l’évolution logique après le smartphone »

42 000 assistantes de vie (ADV) ont accès à leur planning et à la liste des tâches à accomplir auprès de chaque personne accompagnée grâce à leur smartphone équipé de l’application mobile des intervenants (AMI).
L’outil permet la télégestion. Il est aussi utilisé, depuis une petite année, pour l’expérimentation « Fragilité seniors » menée avec le professeur Bousquet au CHU de Montpellier. L’ADV transmet son ressenti sur l’état de santé de la personne accompagnée, à partir de critères tels la nourriture, le sommeil, les sorties.
Des écarts déclenchent des alertes. La même appli, élargie aux soins avec une transmission ciblée et un partage des données, est utilisée par les aides-soignantes des 300 services de soins infirmiers à domicile (SSIAD).
Enfin, les équipes des Spasad (service polyvalent d’aide et de soins à domicile) s’en servent pour partager les informations « patients » et l’agenda consolidé de chacun d’entre elles. En 2018, nous développerons l’usage sur tablettes pour les bénévoles et les salariés. C’est l’évolution logique après le smartphone pour garantir le meilleur service et la meilleure prise en charge en temps réel.

Thèmes abordés

Notes

Note 01 Contact : 03 29 86 77 77. Retour au texte

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