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POLITIQUE DE LA VILLE
Les victimes et l’insécurité sont plus répandues en banlieue
Hugo Soutra | Documents utiles | Veille documentaire prévention-sécurité | Publié le 16/03/2016

L’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) établit un lien entre le niveau de violence, le lieu de résidence et le sentiment d’insécurité. Leur note, publiée début mars, atteste notamment d’un taux de victimation et d’un sentiment d’insécurité plus élevé chez les habitants des quartiers prioritaires de la politique de la ville.

JeuneBanlieue_ThomasClaveiroleDavantage en proie à la précarité économique et sociale, les habitants des quartiers prioritaires de la politique de la ville subissent également des inégalités en matière de sécurité.

Dans une note de 4 pages publiée  début mars à partir des données recueillies de 2007 à 2014 lors des enquêtes de victimation « Cadre de vie et sécurité » [1], l’ONDRP observe que les résidents des zones urbaines sensibles (ZUS, renommés récemment « quartiers prioritaires ») « apparaissent près de 1,5 fois plus victimes d’atteintes dans leur quartier » comparés à ceux vivant ailleurs dans la même commune (13% contre 10%). Cette proportion est même 2,2 fois plus élevée par rapport aux résidents de communes ne faisant pas du tout partie de la géographie prioritaire de la politique de la ville (13% contre 6%).

Qu’ils aient été victimes ou non d’une quelconque atteinte, « l’insécurité ressentie dans le quartier par les résidents ZUS est 1,5 fois plus élevée comparé à ceux vivant dans la même commune mais en dehors des ZUS (38% contre 25%), et 3 fois plus par rapport à ceux demeurant dans une commune ne comprenant pas de ZUS (13%) » remarque, assez logiquement, la chargée d’études socio-statistiques de l’ONDRP, Marie Clais.

Pour mémoire, la convention interministérielle d’objectif signée entre le ministère de l’Intérieur et celui de la Ville sur la période 2013-2015 [2] s’était notamment fixée pour objectif de réduire de moitié l’écart entre ce sentiment d’insécurité sur-développé dans les quartiers prioritaires et leurs agglomérations environnantes (26% contre 14% lors de la signature). Un écart… qui a augmenté de 1% sur cette période, malgré le déploiement des zones de sécurité prioritaires (ZSP).

REFERENCES


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