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SANTÉ PUBLIQUE
Lutte contre les déserts médicaux : l’APVF veut restreindre la liberté d’installation des médecins
Isabelle Raynaud | France | Publié le 10/02/2016

Remplacer un généraliste qui part en retraite, réussir à garder un ophtalmo ou un gynéco dans le bassin de vie… Les maires doivent de plus en plus souvent prendre en charge la santé de leur territoire. Face à ce constat, l ’Association des petites villes de France fait ses propositions, qui risquent fort d’être rejetées par les médecins.

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« La santé n’est pas une compétence des élus locaux, mais c’est un problème récurrent. Les citoyens se tournent vers leur maire pour trouver un médecin, il n’est donc pas possible de se désintéresser de la question », résume Xavier Nicolas, maire (LR) de Senonches (Eure-et-Loire), membre du bureau de l’APVF. « Lors de la campagne des régionales, il n’y a pas eu une réunion de campagne sans qu’une question ne soit posée à ce sujet. »

« C’est le quotidien des citoyens », ajoute Nathalie Nieson, maire (PS) de Bourg-de-Péage (Drôme) et présidente de la commission Santé et offre de soins de l’APVF.

Ils présentaient tous les deux, le 9 février, l’étude de l’Association des petites villes de France « L’offre de soins dans les petites villes : dans la difficulté, les maires innovent ».

Alors que la conférence de santé, organisée par la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, se tient le 11 février, les maires des petites villes veulent peser dans le débat et, si possible, « être des aiguillons » dans les mesures qui seront mises en places.

L’APVF demande, entre autres, « la mise à l’agenda de la question de l’installation des médecins ». Elle propose que l’installation des médecins s’aligne sur un des deux systèmes existants :

Le but serait de laisser le choix aux médecins de s’installer où ils veulent « mais là où il y a des manque », résume Xavier Nicolas. Un choix « un petit peu » contraint, reconnaît-il, qui s’oppose à la volonté de Marisol Touraine [1] ou aux propositions faites quelques jours plus tôt par le CNOM [2].

Retrouvez tous les détails sur le site de la Gazette Santé Social [3]