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FONCTION PUBLIQUE
« Nous devons lutter contre le sentiment d’abandon » – Marylise Lebranchu
Emmanuelle Quémard | A la Une RH | France | Toute l'actu RH | Publié le 28/01/2016

A l'occasion de sa cérémonie de voeux, la ministre de la décentralisation et de la fonction publique a insisté sur la nécessité de renforcer l'action publique, et les fonctionnaires qui la portent. Sans oublier la mise en oeuvre, sur tout le territoire, des lois Maptam et Notre et la création des nouvelles régions.

Marylise Lebranchu

Retardée par l’examen au Sénat du projet de loi relatif à la déontologie, aux droits et obligations des fonctionnaires [1], Marylise Lebranchu, accompagnée du secrétaire d’Etat à la réforme territoriale, André Vallini, a ouvert, hier soir, sa traditionnelle cérémonie de voeux à la Maison des Métallos, en plein cœur du 11e arrondissement.

L’air grave, rappelant en préambule que l’année 2015 aura été une année difficile pour tous, la ministre de la Décentralisation et de la fonction publique a tenu un discours combatif face aux difficultés économiques et sociales qui touchent à la fois la France et l’Europe.

En réaction à la percée de l’extrême-droite dans les urnes, Marylise Lebranchu a appelé à lutter contre « le sentiment d’abandon éprouvé par nombre de nos concitoyens », rappelant que les fonctionnaires eux-mêmes sont en première ligne face à ce malaise social.

« Nous devons poursuivre les actions de simplification mises en place depuis 2012 pour alléger les démarches des usagers et réduire la charge administrative des agents, a affirmé la ministre. Nous devons également mieux accompagner les agents publics sur les questions de laïcité. »

 

 

Fustigeant une fois de plus le « fonctionnaire bashing [3]« , Marylise Lebranchu a affirmé que le sens du projet de loi déontologie, que le Sénat vient d’adopter en première lecture, était  justement de renforcer l’exemplarité de la fonction publique. Mais, elle n’a nullement évoqué le mouvement social du 26 janvier, qui marque le fossé creusé avec les agents des trois fonctions publiques [4] sur la question de l’augmentation du point d’indice.

 

 

Attachée à un « Etat et à une fonction publique forte », la ministre de la Décentralisation a également confiée n’avoir jamais autant mesuré la diversité des territoires que depuis trois ans.

Vantant notamment les mérites de l’intercommunalité, de la péréquation et de la fusion de régions, Marilyse Lebranchu a martelé le credo du gouvernement : « corriger les écarts de richesse et supprimer les obstacles à la mobilité entre les territoires ».
« Dans cette nouvelle France redessinée, avec ses 13 régions, ses 700 intercommunalités qui vont fusionner et ses communes nouvelles, aucun territoire n’est condamné au déclin » a-t-elle déclaré.

En 2016, la feuille de route de la ministre reste dense et semée d’embûches.

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