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EURO 2016 DE FOOT
Marseille donne son feu vert à la modernisation du stade Vélodrome
Emmanuelle Quémard | Régions | Publié le 13/07/2010

Le conseil municipal de Marseille a adopté, le 12 juillet, le projet de reconfiguration du stade Vélodrome. La majorité des élus (UMP et socialistes) a ratifié le choix exprimé le 21 juin par le maire, Jean-Claude Gaudin, en faveur du dossier porté par GFC Construction (Bouygues). Les conseillers PCF, Front national et Modem se sont abstenus, tandis que le groupe des Verts votait contre l’unique rapport présenté au cours de cette séance extraordinaire.

En dépit d’une première rénovation réalisée à l’occasion de la Coupe du monde 1998, le stade Vélodrome devait impérativement être agrandi et mis aux normes pour pouvoir accueillir l’Euro 2016 organisé par la France. Le projet entériné par le conseil municipal sera réalisé dans le cadre d’un partenariat public-privé dont la filiale de Bouygues, GFC Construction, est le mandataire, la maîtrise d’œuvre étant confiée aux agences d’architecture SCAU et Didier Rogeon, ainsi qu’aux bureaux d’études Iosis, Garcia Ingénierie et Beterem.

Le programme, dont le coût global est chiffré à 273 millions d’euros, porte sur la couverture du stade, son agrandissement à 67.000 places, sa modernisation, la réalisation d’un stade de rugby mitoyen, ainsi que l’aménagement des abords de l’enceinte sportive pour y construire un complexe immobilier de 60.000 m2 mêlant bureaux, hôtels, commerces et logements.

173 millions investis par la ville
Le montage financier de cette opération prévoit une forte participation des collectivités locales. La ville de Marseille mobilisera, sur son budget, 173 millions d’euros, dont une partie (40 millions) sous la forme d’une subvention directe. Le reste du financement communal sera réparti entre la cession de droits à bâtir à différents promoteurs (30 millions) et le versement d’une redevance d’investissement étalée sur 35 ans.

L’Etat, dans le cadre du programme Grand Stade, la région Paca, le département des Bouches-du-Rhône et la communauté urbaine Marseille Provence Métropole devraient contribuer à hauteur d’une centaine de millions d’euros, la clé de répartition entre les différents opérateurs publics étant toujours en cours de négociation.

Au cours des débats, Jean-Claude Gaudin a rappelé que l’infrastructure sportive resterait un équipement municipal, dont l’Olympique de Marseille serait le principal locataire. D’autres utilisations du stade (concerts, réceptions, manifestations publiques) sont envisagées.
Bien que la piste cycliste qui longeait la pelouse ait été détruite il y a plus de 40 ans, l’enceinte du boulevard Michelet conservera son nom de « Vélodrome ». Toutefois, la municipalité réfléchit à la possibilité de recourir à la pratique du « naming » en accolant au nom historique du stade la marque d’un sponsor. « La possibilité d’une dénomination dédiée reste ouverte en raison de son intérêt financier », a notamment déclaré Jean-Claude Gaudin, lors du conseil municipal.

Le lancement des travaux est prévu en juin 2011, pour une livraison du nouveau stade à l’été 2014. Pendant toute la durée du chantier, un quota de 42.000 places restera disponible afin de ne pas pénaliser les abonnés de l’Olympique de Marseille.