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EMPLOI
Expérimentation « Territoires zéro chômeur de longue durée » : le Cese dubitatif
Isabelle Raynaud | France | Publié le 13/11/2015 | Mis à jour le 16/11/2015

Le projet d'ATD Quart monde de lancer une expérimentation dans dix territoires pour lutter contre le chômage de longue durée a reçu un avis positif du Conseil économique social environnemental. Mais avec de nombreuses recommandations.

Pole Emploi

Avis favorable, certes, mais « sous réserve des conditions de faisabilité précisées dans ses recommandations ». Le Conseil économique social environnemental (Cese) est loin d’avoir donné un chèque en blanc au projet lancé par ATD Quart monde de « Territoires zéro chômeur de longue durée ».
Celui-ci prévoit, dans dix « petits » territoires, d’embaucher en CDI les chômeurs de longue durée volontaires dans des entreprises créées à cette fin. Ces entreprises proposeraient des services (ou activités) non  couverts sur le territoire par d’autres sociétés, car difficilement rentables. Ce sont les acteurs locaux qui identifieraient ces besoins non fournis.

Pour cela, l’association propose d’utiliser les allocations versées aux chômeurs (aide au retour à l’emploi, RSA, AAH, aides au logement…) pour aider les entreprises à embaucher.

Pour ce faire, une modification législative est nécessaire. Une proposition de loi [1] a donc été déposée par le député PS de Côte-d’Or Laurent Grandguillaume. Elle doit être examinée par l’Assemblée fin novembre.
Dans cette optique, le président de l’Assemblée, Claude Bartolone a demandé l’avis du Cesse sur le projet d’expérimentation d’ATD Quart Monde.

Au-delà de l’expérimentation, le Cese a également commenté, lors de la présentation de l’avis, le 10 novembre, avant le vote, le texte législatif. « La proposition de loi est imprécise et nécessite pas mal de cadrage pour que l’expérimentation obtienne de la part de la section travail et emploi son assentiment », a ainsi prévenu Françoise Geng, la présidente de la section. « Nous avons donc apporté des garde-fou, des préconisations qui pour nous sont les conditions indispensables à la réussite de ce projet », a-t-elle ajouté, espérant être suivie par les législateurs.

Retrouvez l’intégralité de cet article sur le site de la Gazette Santé Social [2]

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