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Climat

Le «risque acceptable» devra être défini

Publié le 15/06/2010 • Par Laurence Madoui • dans : France

C’est à un grand débat sur la définition du «risque acceptable» qu’invitent les pouvoirs publics, dans le cadre de la concertation sur l'adaptation au changement climatique. La réflexion se tiendra en particulier dans le cadre de l’élaboration des plans de prévention des risques, que Chantal Jouanno souhaite voir conçus «de plus en plus à cinq», selon la méthode du Grenelle associant collectivités, Etat, syndicats, patronat et associations.

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Il faudra organiser localement le débat sur le risque acceptable. En prenant en compte la volonté de certains de rester dans des zones soumises à aléas – par exemple dans des maisons rehaussées sur un site submersible –, et les coûts d’évacuation en cas de sinistre, explique la secrétaire d’Etat à l’Ecologie. Tout en affirmant que le citoyen, in fine, reste le décideur, elle prévient aussi que la politique de l’autruche, basée sur la certitude que, de toute façon, « on » va payer, ne pourra continuer.

A la lumière des 202 recommandations, issues de trois groupes de travail (1) qui ont rendu leur rapport le 15 juin, Chantal Jouanno pointe les autres enjeux prioritaires :
  • zones littorales,
  • ressource en eau,
  • biodiversité,
  • urbanisme.

En septembre et octobre, les rapports des groupes de travail nationaux et d’outre mer (ces derniers étant attendus pour fin juin) seront mis en consultation en région ainsi qu’auprès du grand public (par voie électronique) et soumis au Parlement.

A l’échelle des territoires, l’adaptation au changement climatique sera abordée dans deux documents prévus par les lois Grenelle :

  1. les plans climat énergie territoriaux, que définiront les collectivités de plus de 50.000 habitants,
  2. les schémas régionaux air climat énergie, qu’élaboreront les présidents et préfets de région.

Les décideurs devront concilier mesures d’atténuation et d’adaptation.

Ilot de chaleur
En matière d’urbanisme, par exemple, le Grenelle encourage la densification pour limiter la consommation d’espace et d’énergie. Une exigence à harmoniser avec la «nécessité de faire une place à l’eau et la verdure en ville» pour adapter le territoire au réchauffement, souligne le climatologue Jean Jouzel. Les canicules sont en effet amplifiées en zone urbaine par le phénomène d’ «îlot de chaleur». A Paris (où le climat pourrait, à la fin du siècle, être celui de Bordeaux ou de Cordoue), la température nocturne a pu dépasser de 9 degrés celle de la périphérie, à l’été 2003.

Exemples des impacts du dérèglement climatique, mis en évidence dans un rapport interministériel remis à l’automne 2009  :

  • en matière d’eau, le déficit annuel pourrait atteindre 2 milliards de mètres cubes à l’horizon 2050, les zones les plus touchées étant celles qui sont déjà en situation délicate ;
  • en matière de risques naturels, la submersion marine pourrait affecter plusieurs dizaines de milliers de logements à l’horizon 2100 en Languedoc Roussillon, avec des coûts se chiffrant en dizaines de milliards d’euros.

Au cours du siècle dernier, le réchauffement climatique a été de 1,1 °C en France. Dans la seconde moitié du XXIème siècle, il pourrait atteindre 4 à 6°C en Europe de l’Ouest, en l’absence de mesures efficaces d’atténuation. En divisant, d’ici 2050, par deux à trois les émissions mondiales de gaz à effet de serre au regard de leur niveau de 1990, le phénomène pourrait être limité à + 2°C par rapport au climat pré-industriel.

 (1) Eau, biodiversité, santé, risques naturels, présidé par Michel Havard (député du Rhône) ; agriculture/forêt/pêche, énergie, tourisme, infrastructures de transport, urbanisme et cadre bâti, présidé par Jean Jouzel, climatologue et membre du GIEC ; gouvernance, connaissance, information/éducation, financement, présidé par le député de Haute-Savoie Martial Saddier
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