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Santé

Pas de détente sur la maîtrise des dépenses de santé d’ici à 2020

Publié le 01/06/2017 • Par Laure Martin • dans : A la Une santé social, Actu Santé Social

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©Zerbor - stock.adobe.com
À quelques semaines de la publication de son rapport annuel Charges et Produits, la Caisse nationale de l’assurance maladie a dévoilé, le 31 mai, sa cartographie médicalisée des dépenses de santé pathologie par pathologie. Cette analyse médicalisée du recours aux soins pour l’année 2015 vise à décrire au mieux les déterminants des dépenses de santé, d’en comprendre les évolutions entre 2012 et 2015 et d’envisager la maîtrise de la progression avec une analyse prospective jusqu’à 2020.

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« La tension sur le système de santé persiste, même si elle se desserre un petit peu. Il y aura un accroissement des dépenses, sans doute plus modéré, mais constant », a analysé le Pr Luc Barret, médecin conseil national de l’Assurance maladie, lors de la présentation de la cartographie. Et à l’heure actuelle ? « Des contraintes pèsent sur l’Assurance maladie avec un objectif d’évolution des dépenses de santé voté par le Parlement en baisse depuis plusieurs années », a-t-il rappelé.

Comprendre les dynamiques médicales

Aujourd’hui, cette évolution est autour de 2 % alors qu’elle était comprise entre 5 et 7 % au début des années 2000. Il est donc nécessaire de mieux appréhender la nature et l’ampleur des problèmes de santé, ainsi que de comprendre les dynamiques médicales qui sous-tendent l’évolution tendancielle.

D’où cette cartographie qui présente le double objectif d’évaluer et objectiver les dépenses mobilisées pour la prise en charge effective des patients, et d’identifier des leviers de la maîtrise des dépenses, au cœur des missions de régulation de l’Assurance maladie.

Concernant les données, l’Assurance maladie s’appuie sur le Système national d’information inter-régimes de l’Assurance maladie (SNIIRAM) pour les soins réalisés en ville et sur le Programme de médicalisation des systèmes d’information pour les soins réalisés à l’hôpital ou encore en clinique.

Les hospitalisations en tête des dépenses

Parmi les 57 millions de bénéficiaires du régime générale de l’Assurance maladie, 35 % ont eu recours en 2015 à des soins pour des pathologies spécifiques ou des traitements au long cours (maladies cardiovasculaires, diabètes, cancers, maladies respiratoires chroniques, maladies du foie, etc.) et un peu plus de 31 millions de personnes ont bénéficié de soins courants.

Les dépenses de soins, en 2015, ont été de 133,6 milliards d’euros dans le cadre du régime général.

« Sur cette somme, une grosse partie des dépenses, à savoir 30,7 milliards d’euros, a été affectée à la prise en charge des hospitalisations ponctuelles avec ou sans pathologie », a souligné Christelle Gastaldi-Ménager, responsable-adjointe du département des études sur les pathologies et les patients.

L’importance de la prise en charge de la santé mentale

Les maladies psychiatriques et les personnes traitées au long cours avec des psychotropes arrivent en deuxième position avec 19,3 milliards d’euros suivis des cancers (14,1 milliards d’euros).

« Ces données de 2015 nous ont permis de mesurer l’importance de la prise en charge de la santé mentale et de la prescription d’antidépresseurs », a pointé du doigt le Dr Ayden Tajahmady, directeur adjoint de la direction de la stratégie, des études et des statistiques.

+ 10, 2 milliards d’euros entre 2012 et 2015

Sur la période 2012-2015, les dépenses pour le régime général ont progressé de 10,2 milliards d’euros.

Les secteurs qui affichent la plus forte évolution sont les mêmes que ceux qui arrivent en tête des dépenses en 2015. Seul l’ordre diffère. Les hospitalisations ponctuelles ont augmenté de plus de 2 milliards d’euros entre 2012 et 2015, suivies des cancers (+1,5 milliard) et des maladies psychiatriques et psychotropes (+1,2 milliard d’euros).

Un focus sur les maladies cardiovasculaires et les cancers

L’Assurance maladie a par ailleurs effectué cette année un focus sur deux grands groupes de pathologies. Tout d’abord les maladies cardio-vasculaires, qui, en 2015, ont concerné 3,8 millions de personnes pour un coût de 13 milliards d’euros (10% des dépenses) dont 10 milliards d’euros pour les maladies chroniques et 3 milliards d’euros pour les phases aigues.

« Entre 2012 et 2015, nous avons constaté une augmentation du poste infirmier pour les maladies coronaires chroniques, passant de 88 euros à 100 euros remboursés par an et par patient. La combinaison entre la hausse des soins infirmiers et la baisse des dépenses en médecine-chirurgie-obstétrique (MCO) peut être vue comme un marqueur du virage ambulatoire », a indiqué Christelle Gastaldi-Ménager.

Pour les cancers actifs, 2,5 millions de personnes ont été touchés en 2015 dont 1 million en phase active, pour une dépense de 14,1 milliards d’euros.

Le diabète en hausse d’ici 2020

Enfin, l’Assurance maladie a réalisé un certain nombre de projections pour une période de cinq ans (2016-2020). « Elles ont été travaillées en « tout régime » », a expliqué le Dr Tajahmady. Pour le diabète par exemple, si 3,7 millions de personnes étaient concernées en 2015, elles devraient être 4,1 millions en 2020 soit 455 000 personnes en plus (+12%). « Cependant, 62 % de cette hausse serait due à l’évolution démographique », a-t-il fait savoir.

Pour les maladies cardio-vasculaires, 4,5 millions de personnes étaient concernées en 2015, elles pourraient être 5,1 millions en 2020, soit une hausse de 604 000 personnes, dont les deux tiers également en raison de l’évolution démographique.

Des hypothèses fonction de l’impact de la prévention et des nouveaux traitements

D’ici 2020, 580 000 personnes supplémentaires auront au moins une pathologie, un traitement au long cours, une maternité ou une hospitalisation ponctuelle alors qu’elles n’en avaient pas en 2015.

Attention, ce ne sont que des hypothèses, ont insisté les représentants de la Cnam. De même que nul ne sait ce qu’il adviendra « du coût des nouveaux traitements, de l’impact de la prévention, du coût mais aussi de l’apport de l’innovation ».

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