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COHÉSION URBAINE
La politique de la ville butte encore sur l’intercommunalité
Stéphane Menu | A la Une santé social | Actu expert santé social | Publié le 22/05/2017

La montée en puissance de l’intercommunalité, rendue obligatoire par la loi Lamy de 2014, se heurte aux spécificités de terrain. Pour les techniciens de la politique de la ville qui s’étaient donné rendez-vous à Marseille les 18 et 19 mai à l’appel de l’Inter-réseau du développement social urbain, l’échelon intercommunal constitue sans aucun doute le bon niveau mais fait courir le risque d’une dissociation entre l’humain (action sociale) et le bâti (rénovation urbaine). Les acteurs doivent rester concentrés sur la logique de contrats de ville qui ne doit pas venir heurter la démarche du projet de territoire qui se dessine.

Conscient que le développement durable des quartiers prioritaires relève, en grande partie, de son intégration dans la dynamique intercommunale, le législateur a acté cette montée en responsabilité dans le cadre de la loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine de février 2014, dite loi Lamy.

Pour Khalid Ida-Ali, président de l’Inter-réseau du développement social urbain (IRDSU), « le fait que cette compétence ait été rendue obligatoire impose aux intercommunalités de s’approprier la démarche ».

Claire Lemeunier, vice-présidente de l’IRDSU, est convaincue que « l’intercommunalité est la bonne échelle territoriale, nous défendons ce principe depuis des années ».

Une nouvelle manière d’approcher le territoire

Reste que ce saut qualitatif n’a pas eu pour l’heure les effets ...