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GENS DU VOYAGE
Saintes Maries-de-la-mer : Tensions évitées autour du pèlerinage Gitan
Olivier Berthelin | Régions | Publié le 27/05/2010

Signe d’un profond malaise entre des gens du voyage et les autorités, un simple quiproquo a mis en péril la sérénité du pèlerinage Gitan.

En annonçant l’installation, le 23 juin prochain, de la nouvelle commission nationale consultative des gens du voyage, le Sénateur Hérisson a tiré un bilan positif du Pèlerinage des Saintes Maries-de-la-Mer qui s’est achevé le 24 mai. Pourtant, tous les facteurs pouvant générer de fortes tensions étaient réunis autour de cet évènement.

Constatant qu’avec 172 places d’aires d’accueil dans les Bouches du Rhône, sur des besoins évalués à 1070 par le schéma départemental de 2003, une étude (1) [1] sur l’application de la loi Besson en région PACA soulignait dés le 21 mai, « un accroissement des tensions et de l’hostilité entre les populations ».
Ce malaise ne pouvait que se vérifier dans le cadre des Saintes-Maries-de-la-Mer, commune de 2 000 habitants recevant, lors du pèlerinage plus de 40 000 personnes dont des Pèlerins catholiques, gens du voyage et sédentaires, et un flux très important de touristes.

Ne pouvant offrir que des conditions de stationnement chaotiques, la commune et la préfecture tentent de gérer la cohabitation entre les populations. Elles affichent une ferme volonté de privilégier les activités strictement religieuses et touristiques, mal comprises par une grande partie des Voyageurs. Particulièrement réactive à tout ce qui peut ressembler à une discrimination, l’Union Française des associations tsiganes (UFAT), avait menacé d’établir des barrages filtrants à l’entrée de la ville si n’était pas levée la mesure de fermeture administrative de l’établissement où devaient se tenir les réunions de l’organisation et des manifestations culturelles. Une fois n’est pas coutume, la concertation a finalement permis de couper court à un éventuel incident.