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LECTURE PUBLIQUE
En congrès à partir du 20 mai à Tours, les bibliothécaires veulent parler d’argent
Hélène Girard | France | Publié le 19/05/2010

L’Association des bibliothécaires de France (ABF) donnera, jeudi 20 mai, à Tours (Indre-et-Loire) le coup d’envoi de son 56ème congrès annuel, qui durera jusqu’au 23 mai. Avec cette année, un thème un brin décapant « Et si on parlait d’argent ? ».

Les bibliothécaires passeront la question en revue sous différents angles :

Nous avons choisi ce thème il y a un an, alors que nous commencions à nous inquiéter de l’impact de la crise financière sur la lecture publique, précise Pascal Wagner, président de l’ABF et directeur de la bibliothèque de Saint-Jean-de-Vedas (Hérault). Pour l’heure, nous n’avons pas encore perçu cet impact, mais nous sommes inquiets. Certains de nos collègues européens nous expliquent qu’ils doivent déjà renoncer à des projets, du fait de la crise. Le « rendez-vous international » du congrès de l’ABF sera d’ailleurs consacré à « l’évolution des budgets publics à l’étranger ».

Au-delà des questions budgétaires et économiques, les congressistes évoqueront les quatorze propositions pour la lecture publique, présentées par le ministre de la culture, Frédéric Mitterrand, le 30 mars. Plan qui prévoit, entre autres, l’extension des horaires d’ouverture à 50 heures hebdomadaires dans les 50 plus grandes bibliothèques municipales, la négociation de contrats sur le numérique, avec les collectivités, ou encore des contrats de territoire, pour densifier la présence des équipements de lecture publique.

Lors de leur assemblée générale, le 21 mai au soir, les membres de l’ABF évoqueront également les relations entre associations spécifiques (directeurs des bibliothèques des grandes villes, directeurs des bibliothèques départementales de prêt, etc.) et l’avenir de l’Inter association archives-bibliothèques-documentation (IABD), qui porte la voix de ces professions sur les sujets liés au numérique (droit d’auteur, numérisation, diffusion etc.).

Le projet de constituer une structure fédérative – « légère », précise Pascal Wagner – pour unir les différentes associations sur les sujets qui leur sont communs, a été acté. Fin juin, le groupe de travail en charge de ce dossier devrait présenter un projet de statuts, puis à l’automne, une assemblée constitutive devrait être convoquée.