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ENERGIE
ERDF fait son mea culpa et s’engage pour les réseaux
Olivier Schneid | France | Publié le 12/05/2010

La filiale d’EDF, qui gère 95% des réseaux de distribution publique d’électricité sur le territoire métropolitain, promet les investissements nécessaires et un retour à la proximité.

« L’amélioration de la qualité des réseaux est au cœur des priorités d’ERDF. » La filiale d’EDF a réagi dans la foulée de la publication, le 11 mai, par le quotidien Le Parisien-Aujourd’hui en France (information largement reprise dans la presse nationale) d’extraits d’un rapport de deux vice-présidents de la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Dans ce document, révélé dès le 25 mars par La Gazette des communes [1], les auteurs décrivent des réseaux « très dégradés », à l’origine d’un temps de coupure en augmentation de moitié ces dix dernières années avec de grandes disparités d’un département à l’autre. Ils mettent aussi en cause la « logique d’arbitrage » de la maison-mère EDF, privilégiant les investissements à l’étranger aux dépenses en France.

De la vieille histoire
Tout cela est du passé, assure en substance ERDF. Dans un communiqué, l’entreprise explique que, depuis trois ans, elle a « amorcé une reprise de ses investissements » et qu’elle va « renforcer sa proximité territoriale pour répondre au mieux aux attentes des clients, des collectivités et des élus » – son éloignement est un point régulièrement dénoncé par le monde politique local.
« Le redressement de la qualité de la distribution de l’électricité est au cœur du projet industriel de la nouvelle équipe dirigeante d’ERDF (1) [2] », martèle l’entreprise.

A l’inverse, le Syndicat intercommunal d’énergies du Calvados (SDEC Energie), confirmant constater sur le terrain le réseau défaillant que décrit le document, s’inquiète d’un « service public de l’électricité en grand danger ».

Les auteurs de ce rapport, dont la CRE s’est officiellement démarquée dès sa sortie non autorisée en mars, entendaient « ouvrir la discussion » et « appeler un chat un chat car, si on ne dénonce pas, on n’avance pas ».
Son principal rédacteur, Michel Lapeyre, personnalité connue du monde des collectivités locales, dont le mandat de commissaire à la CRE a expiré le 31 mars, voit donc ses espoirs se réaliser.