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Primes et indemnités des agents territoriaux

Une indemnité pour les agents contraints à la mobilité

Publié le 31/07/2015 • Par Jean-Marc Joannès • dans : Textes officiels RH, TO parus au JO

Une indemnité de mobilité est créée afin de compenser l'impact dans la vie quotidienne des agents dès lors qu'à raison d'un changement imposé d'employeur, ils doivent changer de lieu de travail.

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Une indemnité de mobilité est créée par le décret n° 2015-933 du 30 juillet 2015, destinée à certains agents de la fonction publique territoriale. Elle permet d’accompagner les mobilités géographiques contraintes entre collectivités territoriales ou entre collectivités territoriales et établissements publics.

L’organe délibérant de la collectivité territoriale ou de l’établissement public d’accueil, après avis du comité technique, peut attribuer une indemnité de mobilité aux agents, dès lors qu’en raison du changement d’employeur découlant d’une réorganisation mentionnée à l’article L. 5111-7 du code général des collectivités territoriales ou de toute autre réorganisation territoriale renvoyant à ces dispositions ils sont contraints, indépendamment de leur volonté, à un changement de leur lieu de travail, entraînant un allongement de la distance entre leur résidence familiale et leur nouveau lieu de travail.

L’allongement de la distance entre la résidence familiale et le nouveau lieu de travail de l’agent correspond à la différence kilométrique constatée d’après l’itinéraire le plus court par la route entre, d’une part, la résidence familiale et l’ancien lieu de travail et, d’autre part, la résidence familiale et le nouveau lieu de travail.

Lorsque l’agent ne change pas de résidence familiale, le montant de l’indemnité de mobilité est fixé en fonction de l’allongement de la distance aller-retour entre la résidence familiale et le nouveau lieu de travail de l’agent.

Calcul de l’indemnité

L’organe délibérant de la collectivité territoriale ou de l’établissement public d’accueil détermine les montants de l’indemnité de mobilité en fonction du changement ou non de la résidence familiale de l’agent.

L’allongement de la distance entre la résidence familiale et le nouveau lieu de travail de l’agent correspond à la différence kilométrique constatée d’après l’itinéraire le plus court par la route entre, d’une part, la résidence familiale et l’ancien lieu de travail et, d’autre part, la résidence familiale et le nouveau lieu de travail.

Les plafonds de ces montants sont fixés par le décret n° 2015-934 du 30 juillet 2015. Ces plafonds  sont déterminés en fonction de l’allongement de la distance parcourue, du changement ou non de résidence familiale, de la composition de la famille et de l’incidence éventuelle sur l’emploi du conjoint.

 

Pour les agents qui changent de lieu de travail sans changer de résidence familiale, les plafonds de l’indemnité de mobilité qui peut leur être versée sont fixés ainsi qu’il suit :

  • a) Aucune indemnité n’est due lorsque l’allongement de la distance aller-retour entre la résidence familiale et le nouveau lieu de travail est inférieur à vingt kilomètres ;
  • b) Si l’allongement de la distance aller-retour entre la résidence familiale et le nouveau lieu de travail est égal ou supérieur à vingt kilomètres et inférieur à quarante kilomètres : 1 600 euros ;
  • c) Si l’allongement de la distance aller-retour entre la résidence familiale et le nouveau lieu de travail est égal ou supérieur à quarante kilomètres et inférieur à soixante kilomètres : 2 700 euros ;
  • d) Si l’allongement de la distance aller-retour entre la résidence familiale et le nouveau lieu de travail est égal ou supérieur à soixante kilomètres et inférieur à quatre-vingt-dix kilomètres : 3 800 euros ;
  • e) Si l’allongement de la distance aller-retour entre la résidence familiale et le nouveau lieu de travail est égal ou supérieur à quatre-vingt-dix kilomètres : 6 000 euros.

Pour les agents qui changent de résidence familiale à l’occasion du changement de lieu de travail, sous réserve que le trajet aller-retour entre la résidence familiale initiale et le nouveau lieu de travail soit allongé d’une distance égale ou supérieure à quatre-vingt-dix kilomètres, les plafonds de l’indemnité de mobilité qui peut leur être versée sont fixés ainsi qu’il suit :

  • a) agent sans enfant : 6 000 euros ;
  • b) agent ayant un ou deux enfants à charge au sens de la législation sur les prestations familiales : 8 000 euros ;
  • c) agent ayant au moins trois enfants à charge au sens de la législation sur les prestations familiales : 10 000 euros ;
  • d) agent ayant au plus trois enfants à charge au sens de la législation sur les prestations familiales et dont le changement de résidence familiale entraîne la perte d’emploi de son conjoint : 12 000 euros ;
  • e) agent ayant plus de trois enfants à charge au sens de la législation sur les prestations familiales et dont le changement de résidence familiale entraîne la perte d’emploi de son conjoint : 15 000 euros.

Exclusions

L’indemnité de mobilité ne peut pas être attribuée :

  1. à l’agent percevant des indemnités représentatives de frais pour ses déplacements entre sa résidence familiale et son lieu de travail ;
  2. à l’agent bénéficiant d’un logement de fonction et qui ne supporte aucuns frais de transport pour se rendre sur son lieu de travail ;
  3. à l’agent bénéficiant d’un véhicule de fonction ;
  4. à l’agent bénéficiant d’un transport collectif gratuit entre son domicile et son lieu de travail ;
  5. à l’agent transporté gratuitement par son employeur.

L’indemnité de mobilité est versée au plus tard dans l’année qui suit l’affectation de l’agent sur son nouveau lieu de travail.

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Commentaires

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Sl

31/07/2015 07h42

Un fonctionnaire ne doit il pas être mobile à la base ?

mrl

01/08/2015 10h08

Heu… Pardon, c’est quoi cette arnaque ?
Le fonctionnaire EST mobile, de par son statut.
C’est Napoléon qui a octroyé la sécurité de l’emploi aux fonctionnaires, précisément en contrepartie d’une mobilité sur le territoire !
Les gens ont la mémoire courte…

sauf que

09/08/2015 09h57

Ici l’on parle de fonctionnaires territoriaux et non de fonctionnaires de l’état… ?

Pas possible!

17/12/2016 11h59

Les français sont incorrigibles. Certains vont même jusqu’à rappeler « Napoléon » au secours pour dire que les fonctionnaires sont par nature « mobiles ».

Il est fort probable que ces derniers souhaitent que tout change… sans rien changer pour eux!

Rappelons tout de même que la situation des familles n’était pas la même du temps de Napoléon. Aujourd’hui il est plus que courant que les membres d’une même famille exercent tous deux des fonctions dans des organisations différentes.
Demander que le fonctionnaire soit mobile a donc pour conséquence soit le couple vit sur deux villes différentes (pas top surtout quand on est jeune pour envisager de fonder une famille avec des enfants) soit l’un des deux démissionne et le couple voit ses revenus être réduits à due concurrence.

Revenons aux fondamentaux: ne pas mettre une partie de la population contre une autre partie. On n’a jamais vu que la réduction des acquis des uns ait servi à l’amélioration de ceux des autres.
Sinon j’attends la démonstration.

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